Hamonou, des débuts en terre promise

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Pau prêté par le stade toulousain, le troisième ligne Thibaut Hamonou va faire ses grands débuts en Top 14.

Ce sera une belle histoire de cette 6e journée de Top 14. Thibaut Hamonou va faire ses grands débuts en Top 14, qui plus à Ernest-Wallon. Un jour dont le troisième ligne a longtemps rêvé quand il est arrivé chez les jeunes au Stade toulousain, après un passage à Montauban et des débuts à Cahors. Champion de France avec les Espoirs toulousains en juin dernier, il avait certainement imaginé que cette grande première se ferait avec le maillot Rouge et Noir sur les épaules. Il va entrer sur la pelouse avec celui de la Section. « Je suis très content, reconnaît le jeune homme de 21 ans, C’est sympa d’affronter le Stade toulousain pour mon premier match mais aussi un gros défi à relever. Je sens le stress qui commence à monter mais je me dis que je n’ai rien à perdre mais tout à gagner. J’ai un peu l’impression de revenir au point de départ, là où j’en étais avant ma blessure. »

Treize mois de souffrance

C’est effectivement une renaissance pour le natif de Lille. Thibaut Hamonou, reconnu comme un grand espoir du rugby tricolore après son passage chez les Bleuets, a eu peur que tout s’arrête. « Je venais d’être champion du monde U20 en Argentine en 2019. J’avais repris l’entraînement avec le groupe pro du Stade toulousain. Je vivais dans le meilleur des mondes. » Et puis fin octobre 2019, lors d’un match contre Mont-de-Marsan avec les Espoirs, sa cheville reste bloquée pendant qu’un adversaire le plaque en haut. Son genou droit cède. « Fracture plateau tibial, ligaments croisés, d’autres ligaments aussi, le ménisque, le cartilage… Ça m’a fait redescendre au plus bas. J’ai eu peur de ne pas pouvoir prétendre à une carrière professionnelle. J’ai vraiment douté. » Son entourage est là pour maintenir la flamme et le Stade toulousain l’accompagne : « Après l’opération, on m’a annoncé que je devrais attendre neuf mois avant de rejouer. J’étais presque soulagé car je me suis dit que ça ne prendrait pas plus de temps que pour une rupture d’un croisé. Au final, ça a duré 13 mois avant de pouvoir reprendre. J’ai été très bien encadré par Zeba Traoré qui m’a bien remis sur pieds et appris à jouer au rugby avec mon genou. J’avais un gros déficit sur la jambe droite et je jouais en boitant même si j’ai pu faire la moitié de la saison avec les espoirs. À Pau, je suis en train de perfectionner ce travail-là en suivant un programme spécial avec le staff médical et depuis je cours beaucoup mieux, j’ai beaucoup moins mal, et j’ai plus confiance en mon genou. Le travail de renforcement paye. »

Avec comme récompense une première apparition en Top 14 ce samedi, qui ne doit rien au hasard puisque Sébastien Piqueronies est redoutable pour tirer le meilleur de ses joueurs : « Sébastien a été important dans mon choix de venir à Pau en prêt. Il me donne beaucoup de confiance en moi et il m’offre ma chance donc j’ai envie de la saisir. »

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Nicolas AUGOT
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