Julian Bousquet (Dragons catalans) : « Marquer l’histoire encore un peu plus »

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Julian Bousquet (Pilier des Dragons catalans) est conscient de l’opportunité offerte aux "Dracs" de marquer encore un peu plus l’histoire. En toute simplicité, il se livre avant cette finale face à St Helens.

D’un point de vue personnel, comment va votre mollet, que l’on sait en souffrance dernièrement ?

Ça va très bien, j’ai bien récupéré tout ce début de semaine et j’ai donc pu recommencer à courir très rapidement. Les sensations sont bonnes donc tout est au vert. De toute manière, je n’y suis pas allé à fond, je me préserve pour le plus important, le match de samedi.

Votre coach, Steve McNamara, vous a dit de vivre cette semaine comme la plus belle de votre vie, la vivez-vous comme ça ?

Effectivement, vivre une semaine de finale de Super League ça n’arrive pas souvent dans une carrière. On a tous gagner la chance de vivre ce sentiment, il faut en profiter chaque instant.

Comparez-vous cette semaine de préparation à celle de 2018 avant la finale de Challenge Cup ?

Vous savez, je ne vis pas trop dans le passé, je ne compare pas trop. Cette année, on a fait une énorme saison donc on continue de préparer nos rencontres comme on a l’habitude de le faire pour être prêts samedi.

Vous semblez intouchable à la pression, on se trompe ?

C’est vrai que j’essaie de ne pas me mettre de pression inutile. Je sais ce que j’ai à faire et ce qu’il faudra faire pour soulever le trophée. La pression me coupe un peu les jambes donc je tente la plupart du temps de passer au-dessus, c’est mieux pour moi et pour l’équipe.

Vous mesurez que vous pouvez marquer encore un peu plus l’histoire du rugby à XIII français ?

Forcément que l’on en est tous conscients. De toute manière, une finale, ça se gagne. Ensuite, marquer l’histoire encore un peu plus, on s’en rendra compte au coup de sifflet final si on a le trophée dans les mains. Notre aventure est déjà une belle histoire pour le rugby à XIII français, mais il faut désormais la cerise sur le gâteau.

Comme tous vos affrontements cette saison, les contacts vont être rudes sur la pelouse d’Old Trafford…

C’est d’un côté normal. Nous sommes avec Saint-Helens les deux meilleures équipes de la saison régulière, les demi-finales l’ont prouvé. Les duels ont toujours été serrés cette année contre eux, personne n’a volé sa place pour disputer cette finale.

Étiez-vous déjà allé dans ce stade ?

Pas du tout, j’avais vraiment hâte de découvrir ce stade si mythique. Je l’ai visité pour la première fois ce jeudi, c’est énorme et on va vraiment devoir être à la hauteur de l’évènement.

En demi-finale, le pilier de St Helens Alex Walmsley a écrasé à lui tout seul Leeds, c’est un gros duel en perspective…

Il n’y a pas que lui à surveiller… Mais c’est vrai qu’il fait un gros travail en attaque pour lancer toutes leurs chaînes. On est prévenus, on les a joués trois fois cette saison et on a réussi à quelque peu le contenir donc il faudra bien le prendre et rapidement le bloquer. Si on arrive à faire ça pendant quatre-vingt minutes, ils vont forcément être en difficulté.

Vous avez chaleureusement remercié vos supporters à l’issue de la demi-finale. Sur cette finale ce sera différent mais on suppose que leur apport sera tout aussi important…

On connaît la difficulté que certains de nos supporters les plus fidèles ont pour se rendre en Angleterre. Au coup d’envoi, ils seront derrière leur écran mais surtout dans nos esprits. On voit l’engouement qu’il y a autour de ce match, c’est bien de se sentir soutenu et on fera tout pour les rendre encore plus fiers.

Depuis vos débuts en Super League il y a neuf ans, avez-vous senti que le regard sur les Dragons catalans avait changé ?

Mon premier match, ça commence à remonter (rires)… Bien sûr que beaucoup de choses ont changé ou évolué. On est un peu plus respectés aujourd’hui qu’il y a quelques années. Depuis qu’on a gagné la Cup, les équipes nous redoutent, on le ressent. À nous de prouver samedi qu’ils ont raison de nous craindre.

Vincent FRANCO
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