Rabah Slimani (Clermont) : « Le Stade français n’est jamais mort »

  • Rabat Slimani et l'équipe clermontoise.
    Rabat Slimani et l'équipe clermontoise. Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Revenu dans la rotation clermontoise sous la houlette de Davit Zirakashvili, le pilier clermontois attend avec impatience de croiser le fer avec son ancien club, dont il se méfie plus que jamais.

Apparu sur quatre feuilles de matchs depuis le début de la saison, pour deux titularisations. Votre début de saison vous satisfait-il ?

Au vu de la saison dernière, bien sûr que ça fait plaisir de retrouver un peu plus le terrain. Mais le compétiteur est toujours là, qui aimerait jouer tous les matchs, même si je sais très bien que ce n’est pas possible ! Il faut savoir laisser la place aux jeunes, d’autant qu’ils sont très bons. Et puis, c’est déjà un beau challenge pour moi que de rester à leur niveau.

Vous êtes coaché depuis quelques mois par votre ancien coéquipier et concurrent, Davit Zirakashvili. Comment le vivez-vous ?

C’est bizarre de l’avoir comme entraîneur mais auprès de tous ceux avec qui il a pu jouer, le côté humain a été vite réglé. Il en parle ouvertement, et c’est d’ailleurs ce que j’aime beaucoup avec lui quand il nous dit : « l’homme, je ne le critiquerai jamais, car j’ai joué avec lui et que je sais ce qu’il vaut. Par contre, je n’hésiterai jamais à critiquer le joueur.  » Je trouve ça top, parce qu’il parvient à faire la part des choses et qu’on peut continuer à déconner comme avant avec lui, en dehors du rugby… Par contre, quand il faut bosser, il faut bosser, et quand il n’est pas content, il le dit. Et pour parler de rugby, il me connaît très bien, donc j’espère aussi retrouver mon meilleur niveau grâce à cela.

Vous évoquiez la saison dernière, où vous avez été déplacé à gauche, puis absent lors des phases finales…

Jouer à gauche, c’est parce qu’il fallait dépanner. Ce n’était pas un problème, au contraire, j’étais très content, car ma seule envie c’était de jouer ! Quand tu ne joues pas, tu es toujours déçu… En plus, c’était la première saison post-covid, avec ces tribunes vides… Autant dire que si je dois retenir une saison à la fin de ma carrière, ce ne sera sûrement pas celle-là ! Même si, collectivement, elle n’a pas été si mauvaise…

Revenir à Jean-Bouin a-t-il toujours la même saveur, cinq ans après ?

Pour moi, c’est toujours particulier que de revenir dans ce club où j’ai grandi. Même si beaucoup de choses ont changé, il reste beaucoup de joueurs avec qui j’ai pu évoluer, des entraîneurs que j’ai aussi très bien connus…

À ce sujet, ne commencent-ils pas à vous tanner pour revenir, même si vous êtes sous contrat jusqu’en 2023 ?

(il s’esclaffe) En rigolant, ils me disent souvent que ce serait bien que je revienne, mais bon… Quand tu as goûté à la vie en province, c’est quand même pas mal, hein ! D’autant plus que j’ai une vie de famille épanouie ici… Je sais qu’il faudra bien que je fasse des choix bientôt mais à l’heure qu’il est, je n’ai évidemment pas d’offre, j’ai deux ans de contrat à honorer, et je suis de ceux qui respectent toujours leurs engagements jusqu’au bout.

L’avenir à court terme, c’est ce match dimanche. Dans quel état d’esprit vous déplacez-vous ?

Le Stade français, je le connais par cœur. Certaines saisons, tout le monde les enterre, mais ils ne sont jamais finis… Regardez ce qui s’est passé la saison dernière ! Après notre victoire à Jean-Bouin, tout le monde les voyait morts, tout le monde ! Même eux, peut-être… Résultat, ils ont réalisé une fin de saison dingue pour terminer dans les 6.

En ce qui concerne l’ASM, les deux déplacements qui s’annoncent semblent l’occasion idéale pour jouer sans pression et effacer le revers subi contre Castres au Michelin…

Quand tu regardes le classement, tu ne peux pas réfléchir comme ça. On est 9e avec 9 points, le 8e en a déjà 12… Si tu n’accroches pas le bon wagon tout de suite, c’est embêtant. Nous avons déjà connu du retard à l’allumage car même si notre groupe se connaît, on découvre une nouvelle méthode de travail, une nouvelle manière de faire et de penser, et il a certainement fallu un peu de temps pour se mettre en place. Mais je veux croire que le dernier match contre le Racing a été un déclic, dans le sens où même si tout n’a pas été parfait, nous avons su rester froids alors que dans un passé récent, nous aurions pu devenir nerveux et perdre ce match.

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?