Les rachats de contrats deviennent aussi une aubaine pour les finances des clubs de Pro D2

  • Christian Millette, le président d'Aurillac a souvent la bonne idée de faire signer à ces joueurs-là des contrats plus ou moins longue durée dès qu’il sent un potentiel intérêt d’un club de Top 14
    Christian Millette, le président d'Aurillac a souvent la bonne idée de faire signer à ces joueurs-là des contrats plus ou moins longue durée dès qu’il sent un potentiel intérêt d’un club de Top 14 Icon Sport - Icon Sport
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En pro D2, certains clubs révèlent des joueurs dont ils verrouillent les contrats en vue de percevoir une indemnité en cas de départ.

Former des joueurs ou dénicher des perles rares et verrouiller leurs contrats dans l’espoir d’en tirer un profit économique, voilà un système qui n’est pas pour déplaire à certains clubs de Pro D2. Un exemple ? Le Stade aurillacois. Et comme Christian Millette n’a pas franchement l’âme d’un philanthrope, le président cantalien a souvent la bonne idée de faire signer à ces joueurs-là des contrats plus ou moins longue durée dès qu’il sent un potentiel intérêt d’un club de Top 14. Ces dernières années, les exemples se sont succédé. À commencer par Joris Segonds. À l’été 2019, le demi d’ouverture, arrivé en cadets à Aurillac, s’est engagé avec le club de la capitale alors qu’il lui restait plusieurs années de contrat. Conséquence : les dirigeants parisiens se sont acquittés d’une coquette somme dont on dit qu’elle se situe autour de 400 000 euros. En plus de l’indemnité, le président Millette n’oublie jamais de glisser dans le deal un match amical du côté de Jean-Alric où le club de Top 14 fait cadeau du partage de la recette. Ainsi durant l’été 2019, le Stade français s’est rendu dans le Cantal pour un match de préparation. 

Bis repetita l’an passé avec le transfert de Christian Ojovan à l’ASM. Le pilier moldave, formé également à Aurillac, a encore une fois permis au Stade aurillacois d’encaisser un chèque puisqu’il était toujours sous contrat. Et cette saison, c’est le Géorgien Beka Saghinadze, joueur issu de la formation française (Jiff), qui, en s’engageant avec le Lou avant la fin de son contrat, a permis à Christian Millette de renflouer les caisses. Un système intéressant pour un club dont le budget cette saison n’est que de 6,05 millions d’euros, soit le treizième de Pro D2. « Les rachats de contrat peuvent être un levier pour un club comme le nôtre aux finances modestes, confirme Christian Millette En tout cas, on ne forme pas pour rien. Pour les joueurs en fin de contrat, il y a bien la RIF mais elle n’est pas significative. Pour autant, je ne suis pas favorable à une démocratisation des rachats de contrat, avec une négociation pure et dure. Ce n’est pas ma philosophie et pas celle défendue, je crois, du côté de la LNR. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut bloquer les meilleurs joueurs de Pro D2. Bien sûr, on veut tous garder nos meilleurs joueurs mais pour ceux qui en ont les aptitudes, il faut aussi leur souhaiter de pouvoir évoluer au meilleur niveau. Les meilleurs doivent pouvoir nous quitter. Le meilleur système est donc celui des clauses libératoires dans les contrats. »

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