Cette saison, le Racing 92 est fragile

  • Nolann Le Garrec et les Racingmen ont souffert face aux Usapistes d’Afusipa Taumoepeau.
    Nolann Le Garrec et les Racingmen ont souffert face aux Usapistes d’Afusipa Taumoepeau. Icon Sport - Icon Sport
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Incapable de concasser l’Usap comme il aurait dû le faire, le club des Hauts-de-Seine a une nouvelle fois démontré qu’il était moins dominant que les saisons précédentes.

Jamais, depuis l’inauguration de l’Arena il y a quatre ans, un si blafard 0-0 n’avait sonné la mi-temps d’un match du Racing. De mémoire de suiveur, on avait même rarement vu le club des Hauts-de-Seine aussi mauvais qu’il ne le fut samedi après-midi, à l’occasion du premier acte de cette rencontre a priori anodine, face au promu catalan.

Jean Castex ? Assis en tribunes aux côtés de Jacky Lorenzetti, il dut en tant qu’ancien maire de Prades (Pyrénées-Orientales) adorer voir l’Usap mettre le dawa dans les têtes du Racing, soudainement incapable de tenir son rôle de « dominant » comme il aurait dû le faire, face à un adversaire certes courageux mais dépourvu de talent offensif : des approximations en touche, d’innombrables balourdises dans le jeu courant et, globalement, une copie si fade qu’elle dût arracher quelques haut-le-cœur au président francilien et à son bras droit dans les Hauts-de-Seine, Laurent Travers.

« Nous avons pénétré sept fois dans les vingt-deux mètres de l’Usap, pestait Mike Prendergast, l’entraîneur des trois-quarts franciliens, en fin de rencontre. Mais nous avons été incapables de finir ses actions. Nous sommes extrêmement déçus de cette performance ». Alors ? Si le deuxième acte fut un poil moins rêche pour les Franciliens, on imagina qu’il laissa néanmoins un goût d’inachevé, doux euphémisme, aux Galactiques. « On n’a clairement pas été à la hauteur, tonnait le capitaine Gaël Fickou en conférence de presse. Si on continue comme ça, si on ne met pas plus la tête dans les rucks, on n’ira pas loin… » 

Lorenzetti : « Une saison compliquée » 

À l’automne 2021, alors que se profilent la tournée des Bleus et ses doublons vertueux, il n’y a pas encore le feu au Racing 92, solidement installé parmi les six premiers du championnat. Mais le club des Hauts-de-Seine, parfois dominé en mêlée fermée, parfois secoué en touche et généralement fragile depuis le coup d’envoi de la saison, ne fait pas vraiment forte impression. « L’été dernier, nous confiait récemment Jacky Lorenzetti, on s’est dit avec Laurent (Travers) que la saison serait compliquée. Avec une vingtaine de contrats à renouveler, nos meilleurs joueurs ont nécessairement été lorgnés par nos rivaux ; le contexte a été pesant ».

Teddy Baubigny ou George-Henri Colombe ont annoncé qu’ils joueraient ailleurs l’an prochain mais les dirigeants franciliens ont prolongé Henry Chavancy, Eddy Ben Arous (ces deux joueurs ont d’ailleurs accepté des baisses de salaire conséquentes), Camille Chat ou Antoine Gibert.

Qui d’autre ? « JLO » et Travers espèrent sécuriser dans les jours à venir Ibrahim Diallo, Maxime Machenaud, Teddy Thomas, Kurtley Beale ou Juan Imhoff. Une fois que ces joueurs seront mis sou cloche, on retrouvera peut-être le Racing, solide sur ses pattes et sûr de sa force, qui savait fesser les promus…

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