Face à Toulouse, une jeunesse paloise encore trop tendre

  • Le jeune Thibault Debaes a signé une interception gagnante face au Stade toulousain.
    Le jeune Thibault Debaes a signé une interception gagnante face au Stade toulousain. Icon Sport - Icon Sport
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La jeunesse paloise a su perturber le Stade toulousain pendant une mi-temps, mais elle a donné trop de cadeaux pour rêver d’un exploit.

La supériorité toulousaine est bien souvent écœurante pour ses adversaires. Elle l’est d’autant plus quand vous offrez à cette équipe les munitions pour qu’elle vous mette à terre sans véritablement forcer son talent. La jeunesse paloise, qui était venue se jauger face aux champions d’Europe, s’est évité un cours magistral mais elle a eu droit à une petite leçon. Virer en tête à la pause à Ernest-Wallon était un mirage né d’une interception gagnante de Debaes et d’un formidable état d’esprit collectif.

Mais le manque de maîtrise général était flagrant, accentué par les blessures prématurées de Ducat et Daubagna après moins de trois minutes de jeu, qui ont privé les Palois de leur tour de contrôle dans l’alignement (trois ballons perdus en touche lors du premier acte) mais aussi d’un buteur rompu aux grands événements (trois pénalités manquées). La Section se retrouvait avec une charnière dont la moyenne d’âge n’atteignait pas les 20 ans, et dont le demi de mêlée effectuait ses premières minutes en Top 14.

Personne ne pouvait ignorer l’enthousiasme de la formation béarnaise ni blâmer ses imperfections mais elle a offert bien trop de cadeaux aux Toulousains comme le reconnaissait le manager Sébastien Piqueronies : « On savait que face à ces individualités, ce jeu, ce club et ce collectif, il ne fallait évidemment pas leur laisser des miettes et on leur a laissé une part du gâteau importante qu’ils ont bien exploité. Ils ont été diablement efficaces, précis, dans leur capacité à avancer gratuitement dans notre camp. » 

C’était certainement un passage obligé dans l’apprentissage du très haut niveau : « La première mi-temps valide la stratégie de créer un groupe élargi. La deuxième m’excite dans le travail qu’il reste à accomplir. Ce travail de maîtrise avec ce groupe que je sais solidaire, fort de valeurs. Il faut qu’on progresse, qu’on gagne en précision, en constance pour jouer deux mi-temps du même calibre. » 

Passer les regrets et la déception du score final, les Palois pourront tout de même se consoler en pensant que tout n’est pas à jeter, loin de là. C’est d’ailleurs Ugo Mola, le manager toulousain qui le soulignait : « Félicitations aux Palois qui ont été très mobiles en première mi-temps. J’ai vu une jeunesse paloise pétillante, intéressante, à suivre de près pour Pau… et pour les autres. » 

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Nicolas AUGOT
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