L'Aviron bayonnais ne convainc pas mais assure l'essentiel

  • Accroché par Béziers, l'Aviron bayonnais a néanmoins assuré l'essentiel
    Accroché par Béziers, l'Aviron bayonnais a néanmoins assuré l'essentiel Icon Sport - Icon Sport
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Bayonne, seule équipe invaincue, ne convainc pourtant pas. L’Aviron assure l’essentiel, la victoire tandis que Béziers monte son curseur.

La véritable première incursion dans le camp de Béziers, en seconde période, n’a eu lieu qu’à dix minutes de la fin. Bayonne venait enfin de prendre l’avantage et cadenassait sa victoire sur une nouvelle pénalité, après avoir été mené à la pause… sans qu’il n’y ait à redire. Indigent pour une formation qui affichait d’autres ambitions en début de saison. L’Aviron en est conscient. Son match face à une équipe décomplexée, entreprenante, enthousiaste, a, une nouvelle fois désenchanté. Bayonne n’y arrive pas. Et est loin de produire 80 minutes cohérentes. Yannick Bru évoque des circonstances atténuantes, une équipe de Béziers venue pour occuper le terrain, une mauvaise entrée en matière de ses hommes, une reprise de bloc plus préjudiciable à l’équipe qui reçoit, l’arbitrage, mais n’esquive en rien l’autocritique : « Je suis très mécontent de notre contenu. Ce qu’on doit maîtriser est insatisfaisant. À des moments, c’est un petit peu d’envie, à d’autres, c’est du déchet technique. Le constat est qu’il y a trop de déchets individuels pour que l’équipe joue à son potentiel. »

Bayonne gagne pourtant. « C’est l’essentiel », appuie Yan Lestrade. Ce que ne nie pas le manager. Mais parfois la désillusion est telle que le résultat semble passer au second plan. Et l’attente autour de l’équipe commence à peser aussi. « Les joueurs doivent accepter de jouer avec cette pression, explique Yannick Bru. Le seul remède est de monter la concentration et l’exigence technique pour que notre collectif fonctionne mieux. » Le contexte de la Pro D2 freine aussi les bonnes intentions des Basques. Dur retour à la réalité d’un championnat exigeant.  « Le Pro D2, il faut se le fader… prévient le manager. On joue des combattants ! »

Et il aura été servi. Les Bitterois, malgré des rotations dans leur effectif, ne seront pas passés loin de la victoire. En bousculant les Bayonnais sur la conquête, en les renvoyant sans cesse chez eux. Sûrement leur meilleur match de la saison. « C’est un match abouti, confirme Pierre Caillet. C’était une volonté d’être pertinent sur tous les secteurs. Chose qu’on n’avait pas réussi encore à mettre en place. C’est bien pour la confiance. On peut être au niveau de meilleures équipes de Pro D2. » La capacité d’offrir une telle résistance face au favori ouvre-t-elle déjà des perspectives au niveau des six premières places ? « On y pense toujours quand on est coach, joueur. Il y a du travail pour rester à ce niveau. Et le championnat est tellement long… Ça se joue sur rien. Il faut être constant. C’est le mot sur ce championnat. »

À chaque journée, sa vérité. Béziers devra rester à ce niveau avec un déplacement à Grenoble, la réception de Colomiers et le voyage à Oyonnax… Bayonne qui a encore du crédit, ne voit pas plus loin que son prochain déplacement à Colomiers.

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Edmond LATAILLADE
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