Shaun Reynolds, un nerf de famille

  • Le demi d'ouverture neversois a offert la victoire aux siens face à Colomiers.
    Le demi d'ouverture neversois a offert la victoire aux siens face à Colomiers. Icon Sport
Publié le , mis à jour

Après Vannes et Oyonnax, l’invaincu Colomiers est renversé in extremis par des Neversois solidaires et farouches.

À la 80e minute, le "show" Shaun Reynolds a encore transformé un bout de bord de Loire en volcan éruptif. D’une pénalité tranquillement frappée à 50 m en biais, l’ouvreur sud-africain de l’USON Nevers Rugby a transformé une défaite en victoire. Comme il l’avait fait face à Vannes et Oyonnax, lors des 1re et 3e journées.

Depuis fin août, l’USON Nevers Rugby rejoue la saga Die hard dans un Pré-Fleuri reconverti en cinéma de plein air. L’esprit d’épique souffle sur un groupe qui, contrairement à la saison passée, "ne craque pas" quand l’adversaire prend les devants : « On est en train de ressortir un gros caractère », apprécie Joris Cazenave, ravi de rentrer dans la fournaise face à son ancien club, après des mois d’absence. « On s’était promis des choses. Cette victoire fait du bien au groupe, elle nous évite une mauvaise spirale. »

Pour l’heure, le défi intime d’une équipe recevant à la file quatre clubs victorieux l’an dernier au Pré-Fleuri est aux trois quarts relevé – en attendant Grenoble le 22 octobre. Dans la douleur, celle qui forge un collectif et le passe au titane. Dans un bain d’immense fierté, aussi : « Cela prouve qu’il faut toujours y croire, jusqu’à la dernière seconde", rayonne le capitaine Janick Tarrit. "L’année dernière, Colomiers nous avait roulés dessus. Là, on a répondu présent dans l’engagement et dans le combat. J’ai discuté avec leur capitaine après le match, il pensait qu’on allait craquer. »

 

« C'est un match qui fait grandir »

Furieux du non-match à Béziers, quinze jours plus tôt, le manager Xavier Péméja a retrouvé dès l’échauffement "son" équipe, parée pour affronter des Columérins invaincus cette saison – et depuis deux ans à Nevers : « Dans l’intensité, on est restés avec eux jusqu’au bout. C’est un match qui fait grandir. Les joueurs ont montré de la solidarité et de la fierté. » Le public ne s’y trompe pas, de plus en plus fourni à chaque rencontre, de plus en plus ardent aussi : « Ce sont les joueurs qui vont le faire revenir. »

Entre un essai encaissé par une interception sur un temps fort, une mêlée malmenée et une dernière pénalité sur le poteau donnant aux Neversois une ultime balle de match, Colomiers a affiché quelques lézardes inhabituelles : « On n’a pas maîtrisé les moments clés, et on a donné le bâton pour se faire battre. Mais je suis content de l’investissement des garçons », analyse calmement le manager Julien Sarraute. « On aura beaucoup d’enseignements à tirer de ce match. Nous avons subi une grosse pression défensive, et nous avons manqué de pertinence et d’efficience. C’est frustrant, mais c’est le sport. »

Fair-play, son capitaine Anthony Coletta salue la haute prestation des Neversois : « Ils n’ont rien lâché. Cela fait longtemps que je n’avais pas joué un match aussi intense. Félicitations à eux. Ça se joue à rien, on a fait un bon match dans l’ensemble, mais pas dans les détails. »

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Sébastien CHABARD
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