Un Grenoble solide et pragmatique fait chuter Rouen sur ses terres

  • Les Grenoblois ont pris le meilleur sur les Rouennais. Photo André Roques Les Grenoblois ont pris le meilleur sur les Rouennais. Photo André Roques
    Les Grenoblois ont pris le meilleur sur les Rouennais. Photo André Roques MIDOL
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Tout était réuni pour que les rouennais enchaînent après la victoire à Provence. Mais c’est à un mur bleu que les normands se sont heurtés.

Bien sûr, le public venu nombreux (plus de quatre mille spectateurs ) n’a pas vu le match le plus spectaculaire de l’année. Il s’en serait sans doute contenté si son équipe l’avait emporté.

Rouen a pourtant bien démarré, marquant les premiers points. Mais ça n’a duré que cinq minutes avant que Grenoble, en montant vite et fort, en donnant de l’intensité, obtienne les fautes voulues. Les buteurs s’en sont alors donnés à cœur joie. "On avait à cœur de faire un match complet, en repartant depuis les bases. C’est une grosse satisfaction de maîtrise, de gestion, d’alternance. Tout cela doublé d’un engagement total des joueurs. On ne peut que les féliciter" avoue Fabien Gengenbacher.

Une domination physique des Isérois

Car Grenoble ne s’est pas épargné, avec un nombre de plaquages conséquent, des mauls portés dévastateurs mettant les Bleus dans l’avancée permanente et ne laissant jamais respirer l’adversaire.

« On va se permettre de profiter et d’analyser cette victoire. Car il faudra réitérer cette prestation chez nous et pouvoir avoir aussi notre match référence à domicile » conclut le technicien grenoblois.

Une chose est certaine, les visiteurs avaient ciblé le jeu au pied de Rouen, face auquel ils avaient souffert l’an dernier.

« On a été sereins, on a alterné le jeu au pied, on a réussi à faire déjouer Peter Lydon, qui n’a pas su occuper le terrain, avec des relances du fond de notre terrain et en les renvoyant chez eux en permanence » confirme Corentin Glénat, l’arrière de Grenoble.

Bousquet et Valençot touchés

Le point noir de la soirée du FCG, ce sont les deux blessures enregistrées. En effet Jonathan Bousquet est sorti à la suite d’un coup reçu à la crête iliaque et Jeremy Valençot souffre d’une déchirure abdominale.

Ça peut être l’inquiétude des semaines à venir, car à certains postes déjà Grenoble n’est pas riche, notamment au talon, où il ne reste que deux joueurs disponibles : Yanis Gimenez et Mathis Sarragallet. Ce dernier nous en parle : « Oui, on a dû se mettre très vite au niveau, et montrer que même jeune, on pouvait répondre présent. On sait que le club cherche un joker médical, à nous de leur montrer que ce n’est pas le plus urgent, qu’on est là. »

Pour Rouen, pas grand chose à garder. Un manque d’intensité certain, quelques éclairs en touche - mais pas suffisant pour mériter la victoire. L’essai de la dernière action offre un point de bonus défensif presque inespéré, mais qui pourrait compter.

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Gaël LECOEUR
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