ASM Clermont : Barraque, 7 mois après

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Opéré d’une hernie discale cet été, le capitaine de france 7 effectue son grand retour à... Montpellier, sept mois après y avoir disputé son dernier match à XV.

Sept mois. Sept mois que « JP » Barraque n’avait plus hasardé ses crampons sur un terrain de XV. Hasard du calendrier, c’est à Montpellier que le capitaine de l’équipe de France à 7 reprendra le fil de son histoire, interrompue avec l’ASM sur cette même pelouse du GGL Stadium, la faute à une commotion cérébrale… « Plusieurs fois pendant la première période, nos soigneurs étaient venus vers moi en me demandant si ça allait et je leur répondais que oui, se marrait Barraque dans la semaine. Mais en vrai, je n’avais pas vraiment les idées en place... Du coup, je suis sorti à la mi-temps. Je ne pensais pas que ce serait mon dernier match à XV avant si longtemps… »

Parce qu’entretemps, de l’eau est passése sous les ponts. À savoir une campagne manquée avec l’équipe de France à 7 pour la qualification aux Jeux de Tokyo puis à l’opération d’une hernie discale, des événements beaucoup plus liés qu’on le pense avec ses derniers matchs à XV. « Cette hernie, en réalité, je la traînais depuis le mois de mars, se souvient Barraque. Contre l’UBB, après un choc en l’air avec Romain Buros, mon épaule a commencé à me lancer. J’ai passé un premier examen qui n’a rien démontré, mais une fois après avoir rejoint l’équipe de France à 7 et disputé le Tournoi de Dubaï, la douleur s’intensifiait. C’est là que la hernie a été décelée. Je me suis fait infiltrer pour pouvoir disputer le TQO de Monaco mais deux jours après, la douleur était si intense qu’elle me réveillait la nuit. »

« Cette hernie, je la traînais depuis le mois de mars »

C’est ainsi que fut prise la décision d’opérer pendant l’été, non sans amertume, mais avec moins de regrets que prévu. « Cette blessure m’a permis de relativiser l’élimination des JO, c’est sûr. Après, on ne sait pas de quoi le cerveau est capable. Est-ce que ce n’est pas l’objectif de Tokyo qui me faisait tenir ? Est-ce que sans la frustration de l’élimination et le relâchement, la hernie se serait développée comme ça ? Difficile à dire. Ce qui est certain c’est qu’en voyant les tribunes vides les JO à la télé, ça donnait moins de regret de les avoir manqués. »

« J’espère plus que jamais participer aux JO de 2024 »

Et de nouveaux objectifs pour l’avenir, à plus ou moins court terme… « Pour les JO de Rio, j’avais effectué toute la préparation sans être sélectionné. Pour Tokyo, on a été éliminé. Alors oui, j’espère plus que jamais participer aux Jeux de 2024. Avec le club, rien n’est écrit, rien n’est figé, on n’en a même pas encore discuté. En tout cas, j’ai toujours dit à Christophe Reigt et Jérôme Daret que je voulais toujours garder un pied dans le 7. Si l’occasion d’allier les deux se présente, je la saisirai, d’autant que j’ai remarqué qu’il y a une ou deux étapes pour lesquelles je suis susceptible de pouvoir prendre des vacances. »

Une ambition qui ne lui fait toutefois pas oublier l’urgence du court terme, à savoir les résultats de l’ASM, dont il compte contribuer à l’amélioration dès ce week-end. « C’est frustrant de les voir ne pas se trouver alors que les occasions y sont, ça donne d’autant plus envie d’être sur le terrain. Il me tardait… Montpellier sort d’un gros match à Bordeaux, ce sera l’occasion idéale pour se jauger et si possible remporter une victoire chez un concurrent. » Surtout lorsque les autres continuent d’avancer, quatre à quatre...

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