Montpellier, des entames à soigner

  • Vincent Rattez et les Montpelliérains doivent mieux débuter leurs matchs.
    Vincent Rattez et les Montpelliérains doivent mieux débuter leurs matchs.
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En excellente forme physique, les Montpelliérains finissent très bien les rencontres. Maintenant, ils doivent soigner leurs entames de matchs.

Vous connaissez le point commun entre un bon match de rugby et un bon article de presse ? C’est l’entame. En vocabulaire journalistique, on appelle ça « l’accroche ». La formule qui donne au lecteur de lire l’article jusqu’au bout. En rugby, on appelle ça l’entame. Elle est en effet indispensable pour signer un match « plein » comme disent les techniciens, une prestation aboutie. Pour cela il faut, dès les premières secondes de la rencontre, éviter les fautes, sortir de son camp proprement, gagner les collisions, etc. Ce n’est pas une tâche aisée, et les Cistes en savent quelque chose.

Depuis quelques semaines, les coéquipiers de Fulgence Ouedraogo peinent à démarrer leurs rencontres. À chaque fois pour une raison différente : contre Toulouse, c’est un mauvais placement collectif qui a conduit à l’absence d’un soutien offensif dans le premier ruck. Conséquence : perte du ballon sur le premier regroupement et sanction immédiate avec un essai de Romain Ntamack dès la première minute de jeu : « Sur les douze premiers rucks, nous en avons perdu quatre, pour ne plus en perdre aucun sur le reste de la rencontre », analysait l’entraîneur adjoint Alexandre Ruiz après la courte défaite (15-17). À Bordeaux-Bègles, rebelote. Après seulement 20 secondes de jeu, les Héraultais se mettent à la faute et offrent une pénalité sur un plateau d’argent au buteur adverse Mathieu Jalibert. Et l’on ne parlera pas des cinquante minutes suivantes durant lesquelles les Montpelliérains ont été archi-dominés par les Girondins, avant de renverser complètement le match dans les 30 dernières minutes au point de se mettre en position de gagner une rencontre où ils avaient été menés 27 à 6…

Gagner les collisions

Les Cistes ont donc tiré un trait sur ces fins de matchs ratées qui leur ont coûté tant de défaites la saison passées : " À Pau, nous parvenons à tenir le ballon pendant deux minutes trente en toute fin de match pour marquer, à Toulon on marque à la 82e minute, ce n’est pas le fruit du hasard », rappelait le manager Philippe Saint-André. Une arme que les Montpelliérains ont obtenue en travaillant dur : « Physiquement on finit très bien les matchs. On a fait un gros travail physique cet été en faisant des séquences à haute intensité. »

Pour récolter les fruits de leurs efforts, les hommes de PSA vont donc devoir apporter un soin tout particulier à leurs entames de match, en particulier sur leurs sorties de camp, le jeu au sol et les collisions. Sur ce dernier plan, les Héraultais ont souffert pendant 50 minutes la semaine dernière : « Nous allons effectuer un travail mental pour gagner ces collisions car on ne peut pas jouer au rugby en étant sur les talons. Contre Bordeaux qui est une équipe très puissante, on partait dans les talanquères.  Une consigne qu’il faudra mettre en œuvre dès les premiers instants de cette rencontre face à la bête blessée clermontoise…

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