Pour Béziers, c'est enfin la victoire d’un groupe contre Grenoble

  • Morgan Eames est l’auteur de l’un des deux essais de l’ASBH sur la pelouse du Stade des Alpes.
    Morgan Eames est l’auteur de l’un des deux essais de l’ASBH sur la pelouse du Stade des Alpes. Jacques Robert
Publié le

Un brin trop courts pour faire le coup à Bayonne, les Héraultais ont retenu la leçon, afin de triompher pour la première fois à Grenoble depuis plus de treize ans.

Ce n’est pas un succès historique, à proprement parler. N’empêche que les Biterrois ne l’avaient plus emporté depuis le mois de février 2008 à Grenoble et n’avaient tout bonnement jamais gagné au stade des Alpes. Voilà qui situe, tout de même, la portée d’un succès qui a eu le mérite d’arracher un sourire à l’entraîneur des avants Jérôme Filitoga. «C’est à Grenoble que j’ai débarqué en métropole à l’âge de 17 ans, donc forcément, cette victoire me procure un plaisir particulier. Mais mon cas n’est pas celui qui importe : c’est l’équipe qui a gagné, et c’est bien ça l’essentiel.» Une équipe qui a signé son succès du sceau de l’abnégation et du collectif, et plus encore de la domination de son pack, qui a littéralement renversé le FCG sur le moindre ballon porté. «On évolue dans un club qui a une histoire, une culture, professait Filitoga. Le jeu à la biterroise, c’est d’abord être dominant devant pour libérer des espaces dans un deuxième temps. On a bien défendu leurs ballons portés et sur nos initiatives, on a récupéré plusieurs pénalités importantes, provoqué un carton jaune, et surtout évidemment marqué cet essai de la gagne… À Bayonne, ça n’avait pas fonctionné mais cette fois, on a réussi. C’est la preuve que notre équipe apprend et progresse.» Même son de cloche du côté de l’emblématique pilier "Chico" Fernandes, fier de la domination physique des siens. «On voulait vraiment arriver à leur imposer une certaine densité, et Pierre Caillet avait insisté sur cet aspect avant le match, et avait composé une équipe dans cette optique. Grenoble est une équipe qui joue très bien au ballon, donc l’objectif était de les dominer physiquement pour les empêcher d’enchaîner les temps de jeu, de monter très vite en défense pour leur couper les ailes. Ça a plutôt très bien fonctionné.»

«On doit encore être plus tueur»

De quoi oublier, ou presque, que les Héraultais se sont fait des frayeurs évitables en début de deuxième mi-temps, alors qu’ils ont évolué pendant vingt minutes en supériorité numérique… «On n’a pas douté parce qu’on était dans le match, mais c’est vrai qu’on aurait pu commencer à se frustrer. On est allés à cinq mètres de leur ligne à deux, trois reprises, sans marquer. L’essentiel était tout de même de l’emporter à la fin, mais c’est vrai qu’on doit être plus tueur, admettait Fernandes. C’est ce qui nous manque encore par rapport aux plus grosses écuries. À 15 contre 14 en début de deuxième mi-temps, on doit tuer le match mais on n’y arrive pas.» La victoire des Biterrois se trouvant ainsi d’autant plus méritoire qu’arrachée en fin de match, grâce à l’apport de leur banc. «Depuis le début de la saison, c’est la première fois que nos remplaçants ont vraiment apporté une plus-value, validait le pilier biterrois Jusque-là, on avait tout essayé : mettre les habituels titulaires sur le banc, coacher plus tôt, coacher plus tard, rien ne fonctionnait vraiment. Cette fois, le banc a vraiment apporté quelque chose.» De quoi permettre à tout un groupe de rêver plus fort encore au top 6 ? Si cela se confirme, assurément…

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?