Top 14 - Les Soldats roses du Stade français ont pu compter sur un solide alignement contre Perpignan

  • À la 51e minute, après une course chaloupée en bout de ligne, Sekou Macalou inscrit le deuxième essai parisien.
    À la 51e minute, après une course chaloupée en bout de ligne, Sekou Macalou inscrit le deuxième essai parisien. Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Vainqueurs in extremis à Aimé-Giral, les Parisiens n’ont pas fait lever les foules mais ont su s’appuyer sur leur alignement ultra-performant, incarné par un Sekou Macalou des grands jours.

À défaut d’avoir obtenu un succès de prestige, tant leur partition fut entrecoupée de fausses notes, les Soldats roses sont parvenus à "gratter" un succès fait de voltige. En mode équilibriste, le Stade français s’est accroché sur la pelouse d’Aimé-Giral. Parfois à la limite de la chute, comme lorsque Melvyn Jaminet rata l’occasion de faire passer l’Usap à +5 (74e). Mais à force de pirouettes pour rester dans la course, le destin a souri aux hommes de l’entraîneur adjoint Laurent Sempéré (23-22). Ce dernier s’estimait heureux après cette victoire à l’arraché : « Ça aurait pu basculer d’un côté comme de l’autre », déclarait-il à l’issue la rencontre.

En accrochant leur premier succès à l’extérieur de la saison, ainsi qu’une troisième victoire en quatre rencontres, les Soldats roses ont montré qu’ils pouvaient prétendre à mieux qu’un numéro d’équilibriste au-dessus de la zone rouge ; Perpignan et Biarritz s’étant inclinés ce week-end. Alors, pour le spectacle, il faudra repasser, certes. Mais samedi après-midi, le Stade français a au moins eu le mérite d’exceller dans un secteur : la touche. En plus d’être à l’origine du premier essai parisien, marqué par Paul Gabrillagues sur un ballon porté, cette phase de jeu a assuré aux visiteurs des munitions propres à foison (100 % de réussite sur leurs dix lancers). Surtout, elle a permis de littéralement court-circuiter l’alignement adverse.

Macalou, acrobate du bord de touche

Dans le sillage d’un Sekou Macalou des grands jours, les avants parisiens ont écœuré le talonneur Mike Tadjer et ses sauteurs. Sur les dix-neuf lancers en touche adverses, les hommes de Gonzalo Quesada en ont ainsi volé six, annihilant plusieurs opportunités sang et or. Des chiffres éloquents, plus dus à la qualité du contre parisien qu’à un potentiel déchet technique perpignanais. « Il y a des semaines où ça se passe bien. Les garçons ont bien travaillé là-dessus. On a des plans, on s’y tient chaque semaine. Aujourd’hui, ça nous a permis de rester au contact », reconnaissait l’ancien talonneur Laurent Sempéré.

Au rythme des profonds soupirs du public catalan, accompagnant chaque ballon perdu, Macalou le chipeur s’est notamment régalé. Et d’un, et de deux, et de trois… Près de la longue ligne blanche, le troisième ligne fut intraitable. C’est d’ailleurs également en bout de ligne que l’acrobate de Sarcelles signait à la 50e une course chaloupée dont il a le secret, pour s’en aller planter le deuxième essai visiteur de l’après-midi. La touche et Macalou, c’est donc à peu près tout ce que l’on retiendra de la performance réalisée à "Perpi". Mais pour des Parisiens en manque de confiance, voltiger plutôt que flamber, c’est déjà bien assez.

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Dorian VIDAL
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