Top 14 - Usap : et ce qui ne devait pas arriver, arriva…

  • Usap : et ce qui ne devait pas arriver, arriva…
    Usap : et ce qui ne devait pas arriver, arriva… Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Devant au score pendant une bonne partie du match, mieux en place, l’Usap tenait un troisième succès entre ses mains. Avant un coup de théatre rageant.

Il y a des jours comme ça où le destin semble prendre un malin plaisir à vous enquiquiner, pour ne pas dire autre chose. Samedi, Patrick Arlettaz a connu une de ces rageantes journées où les mauvaises surprises se suivent jusqu’à former un cercle vicieux. Elle avait commencé par deux forfaits consécutifs, celui, matinal, du Puma Jeronimo De La Fuente, rien de moins que le régulateur des lignes arrière, puis celui, à l’échauffement, de Siua Halanukonuka, dont les 120 kg sont si précieux pour caler la mêlée. Elle a fini par une approximation incompréhensible entre Patricio Fernandez et Melvyn Jaminet dont le cafouillage a offert au Stade français une balle de match trop belle pour être ratée. « Ça a été un samedi très compliqué qui aurait mérité un autre sort », souffle le manager. L’Usap aurait effectivement dû l’emporter samedi : car elle a consenti une grosse débauche d’énergie, car elle aura eu l’éclair d’un essai en première main, car elle a répondu présent dans le bras de fer physique.

Et surtout car elle effectuait la course en tête dans la dernière ligne droite. « Il y avait largement la place, on avait fait le plus dur, déplore Damien Chouly. Ça se joue à une action près. » Voilà où le bât blesse. Car samedi, même face à un adversaire autrement plus équipé sur le papier, les Perpignanais auraient dû aborder les dernières minutes de la partie avec un tout autre avantage : mais leurs six touches perdues et les quatorze pénalités concédées en route ont maintenu en vie des Parisiens très peu inspirés et les ont laissés sous la menace d’un coup de théâtre. Et ce qui ne devait pas - mais pouvait - arriver arriva… « Ce n’est pas la première fois de la saison, il va falloir vite apprendre, être un peu plus intelligents, précis aussi », exhorte Damien Chouly.

« On arrive à rivaliser »

Ce dur constat était accompagné d’un autre, plus réconfortant : l’Usap n’est pas si loin, tout compte fait. Sur sept matchs, elle a glané des points à quatre reprises. C’est peu mais ce n’est pas rien. « Ce n’est pas comme il y a trois ans où l’équipe voyait qu’elle ne pouvait rien faire, c’était la débandade, analyse Lucas Bachelier. Là, avec un engagement maximal, nous arrivons à rivaliser avec de grosses écuries. Mais on n’a pas de marge. Si l’on n’est pas à 120 %, ça ne passe pas… « Détail qui a son importance : il faut l’être dans le combat mais aussi dans l’exécution. « Il y a 98 % des choses qui avaient été faites pour gagner, reprend Patrick Arlettaz. Je suis déçu pour les joueurs. On prend encore un point même si ce n’était pas l’objectif. » 

L’Usap perd mais elle ne stagne pas : elle avance pas à pas. Et se console comme elle peut. Son rythme et le calendrier à venir – avec un enchaînement Bordeaux-La Rochelle-Toulouse – la placent en tout cas face à la réalité de sa situation : « Nous ne sommes pas à la lutte avec Paris. Avec Brive et Pau, j’aimerais bien mais je n’y crois pas une seule seconde. » La course à la treizième place est officieusement lancée.

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?