Carcassonne : dites 33 !

  • Avec l’équivalent d’une équipe à  l’infirmerie, Christian Labit et son staff ont dû s’adapter pour ne pas enchaîner  une troisième défaite. Photo S. B.
    Avec l’équivalent d’une équipe à l’infirmerie, Christian Labit et son staff ont dû s’adapter pour ne pas enchaîner une troisième défaite. Photo S. B.
Publié le , mis à jour

De nombreuses blessures affaiblissent le groupe de l’USC. L’encadrement ne peut compter que sur deux deuxième-lignes valides. Une situation pas vraiment évidente pour la réception de Vannes.

Carcassonne prépare sa quatrième réception à Albert-Domec. Outre la mise en place de la rencontre face à Vannes, l’USC doit faire face à un autre adversaire, l’infirmerie laquelle n’a jamais été autant visitée en début de saison. Après sept journées, l’équivalent ou presque d’une équipe est en ce moment hors course. À chaque poste, un joueur fait défaut, ce qui constitue un sacré casse-tête pour le quatuor Christian Labit, Mathieu Cidre, Jean-Marc Aué et Aurélien Cologni. Avant le départ pour Aurillac, l’encadrement ne pouvait pas compter sur les services du talonneur Thomas Sauveterre, du pilier droit Aurélien Azar ; des deuxième ligne Andries Ferreira, Rynard Landman, des flankers Pierre Hughet, Aaron Carroll, et de l’ouvreur Johnny MC Philips. Au retour du Cantal, la liste s’est allongée. Le gaucher, Youssef Amrouni a été victime d’une acromio. Le centre, Jordan Puletua sera absent des terrains pendant au moins, six semaines suite à une lésion à la coiffe de l’épaule. Et pour noircir encore plus le tableau, l’ailier Martin Dulon soumis au protocole commotion ne peut pas figurer ce soir sur la feuille de match. "C’est pathétique, confie Christian Labit. Je reconnais que c’est le lot d’une équipe de rugby d’avoir des blessés. La blessure fait partie de la vie d’une équipe. Seulement, tous les joueurs actuellement blessés, ce sont des éléments titulaires voire majeurs. Des joueurs que j’ai recrutés pour pouvoir gagner des matchs. Nous sommes en ce moment dans le dur. Outre le fait de ce nombre important de blessés, je ne dispose que deux joueurs valides en deuxième-ligne. À ce poste, on doit récupérer un joker médical venu d’Argentine. Actuellement, nous sommes au niveau d’une équipe de Nationale. Avec tous ces blessés, on est obligés de mettre la pédale douce à l’entraînement. À titre d’exemple, on n’a pas pu faire une mêlée à huit contre huit. On va s’accrocher, mais ce n’est pas idéal pour préparer les deux prochains matchs à la maison."

"Une équipe pragmatique sur la zone de marque"

Dans cette opposition entre le treizième et le quinzième, c’est le moins bien classé qui semble plus maître de son destin d’autant que lors de la précédente journée, la formation du Morbihan s’est psychologiquement rassurée après son large succès aux dépens de d’Agen (46-3). "Cette équipe n’est pas vraiment à sa place. On ne peut pas passer d’un statut de demi-finaliste à celui de relégable en quelques mois, soutient le coach des avants, Mathieu Cidre. C’est une équipe très pragmatique sur la zone de marque. De plus, je crois comprendre qu’en fonction des informations que j’ai, elle va normalement se présenter avec son équipe type. Vendredi soir, on a vu que Nick Abendanon est en forme. Pour contrer cette formation, une rigueur dans la discipline s’impose. On ne pourra pas s’imposer sur un jeu à une passe. Il va falloir alterner et mettre de la vitesse dans le jeu. À défaut de faire un grand match, je préfère que mon équipe obtienne un bon résultat. Mentalement, on ne peut pas enchaîner sur une troisième défaite avant la réception d’Agen. Nous avons des blessés. D’accord, on ne peut pas aligner notre équipe type, mais ce n’est pas une excuse."

Dans le passé, l’USC a souvent connu des trous d’air. Justement lors de la saison 2017-2018 alors qu’elle luttait à l’époque pour le maintien. Elle avait relancé sa saison à la Rabine avec une équipe mixte. Elle s’était imposée (13-21) à la faveur d’une pénalité de Gilles Bosch à l’ultime minute. Après tout, on dit que l’histoire est un éternel recommencement.

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Didier NAVARRE
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