Jeunes et jolis

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L'édito du vendredi par Léo Faure... C’est donc à Demba Bamba qu’est consacrée l’ouverture de votre journal. Parce que le pilier du Lou, « franciliano-banlieusard » passé par la couveuse de Brive, a marqué les esprits dimanche dernier face à Toulouse. Il s’est offert la gourmandise de 80 minutes sur la pelouse de Gerland, une rareté pour un pilier, en plus d’une performance franchement remarquable.

Tôt annoncé phénomène de son sport, Bamba était jusqu’ici plutôt coutumier des fulgurances. Et, donc, d’une irrégularité renforcée par les blessures. Cette fois, son début de saison le rapproche de l’excellence. Face à Toulouse, il a gagné chaque impact, avancé sur chaque prise de balle, battu tous les premiers défenseurs et, ce qui n’a pas toujours tenu de l’évidence chez lui, il a également dominé dans l’épreuve de force de la mêlée fermée. Carton plein.

Cette prestation aux confins de l’excellence tombe pile-poil : en Bleu, le titulaire naturel au poste de pilier droit, Mohamed Haouas, s’est blessé. Derrière lui, la hiérarchie semble ouverte entre Bamba, Atonio et Hounkpatin, tous auteurs d’un excellent début de saison. Bamba aura sa chance, à n’en pas douter. Il semble désormais armé pour la saisir.

À travers lui, et si l’on prend un peu de hauteur, c’est tout un phénomène qui est mis à l’honneur depuis plusieurs semaines et mois, dans Midi Olympique. Celui des champions du monde juniors (2018 et/ou 2019) qui s’installent au sommet de leur sport. Ils sont une dizaine dans la liste communiquée lundi par Fabien Galthié pour préparer les tests d’automne. Ils sont une petite vingtaine à avoir déjà été appelés chez les Bleus, ne serait-ce que pour un stage préparatoire.

Ce lundi (18 novembre), l’ouverture du journal était donnée au duo Ntamack-Jalibert. Le premier est effectivement champion du monde U20, le second l’aurait été sans une blessure. Avec les Bleus, on vous a aussi parlé du fort affect de Fabien Galthié pour le « QI rugby » d’Arthur Vincent (capitaine des champions du monde junior 2019), de l’éclosion annoncée de Matthis Lebel et des attentes toujours immenses qui entourent Jordan Joseph, dont le récent prêt à Pau auprès de son manager U20 (Sébastien Piqueronies) doit relancer la carrière.

Autre exemple : ce lundi à Mont-de-Marsan, Midi Olympique posait les valises de ses Oscars à Mont-de-Marsan, fief historique du rugby français où étaient honorés deux jeunes joueurs. Ils se nomment Léo Coly et Alexandre de Nardi, sont les deux phénomènes de ce début de saison en Pro D2 et ne s’y attarderont certainement pas. Ils suivent des parcours similaires : même âge, même club formateur, mêmes débuts en professionnel. Et même palmarès : champions du monde juniors (2019). Tiens donc !

La formation française est superbe et déborde désormais de partout, dans la sphère professionnelle. C’est tout sauf le fruit du hasard : au début des années 2010, Didier Retière, déjà à la DTN, nous présentait dans Midi Olympique le détail du plan de refonte de notre formation qu’il entamait alors. Avec cette confidence : « Le problème, avec la formation, c’est que vous êtes payé avec beaucoup de retard. Pour cette réforme, avec le décalage des âges, on ne saura si on a bien travaillé que dans quelques années. » Le délai est écoulé. Au regard du trésor sur lequel s’assoit aujourd’hui le rugby français, il y a de quoi se féliciter du travail effectué.

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