Le BO veut en finir avec la galère

  • Armitage et les Biarrots savent l’importance de la réception de Brive.
    Armitage et les Biarrots savent l’importance de la réception de Brive. Midi Olympique / Patrick Derewiany
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Après avoir fait tomber l’UBB et le Racing, le BO vient d’enchaîner quatre revers. Le club basque, aujourd’hui dernier, doit absolument stopper cette spirale négative, sous peine de voir ses concurrents prendre le large.

Le constat est là. Il est terriblement démonstratif de la difficulté du Top 14. Au soir de la troisième journée, le BO était cinquième avec huit points et réalisait alors le meilleur début de saison d’un promu depuis dix ans. Un mois et quatre défaites plus tard, voilà le club basque bon dernier. En quatre journées, les Rouge et Blanc ont-ils perdu leur rugby ? Loin de là. Ils sont surtout tombés sur plus fort.

Depuis la reprise, Biarritz a en effet affronté les quatre demi-finalistes de l’an dernier et les cinq premiers du classement actuel. Son bilan face aux gros bras de la division n’est, en soi, pas ridicule. Il a accroché l’UBB et le Racing, a tenu tête au Stade toulousain avant de craquer sur la fin, est tombé à Castres malgré une belle générosité dans l’effort, et s’est fait balayer par La Rochelle et le Lou. Mais le Top 14 est un championnat impitoyable. Le BO, malgré des débuts plutôt corrects pour une équipe qui a validé son ticket dans l’élite le 12 juin, se retrouve dans le dur.

Alors, c’est peu dire que le mois qui arrive apparaît comme un premier gros virage pour les coéquipiers de Steffon Armitage. Ils reçoivent Brive (6e) et Paris (12e) avec, au milieu, deux voyages à Toulon (11e) et Pau (8e). « Nous savons que nous arrivons à un carrefour, confirme le directeur sportif Matthew Clarkin. Ce week-end, soit nous sortons avec une victoire et nous restons plutôt satisfaits de notre entame de saison. Soit on s’incline et on sait que, derrière, on va galérer pour rattraper notre retard. Les joueurs ne sont pas insensibles à tout ça. Maintenant, il faut le transformer en une bonne énergie. Il nous reste trois matchs pour terminer ce bloc de dix, qui fut difficile et qui a testé notre profondeur d’effectif. Si nous accrochons une ou deux victoires, nous serons vraiment satisfaits. »

Les débuts de Josh Tyrell ?

En Pro D2 depuis sept ans, le BO était plus habitué à enchaîner des blocs de quatre ou cinq matchs, que le double. Il a rapidement été handicapé par une vingtaine de blessés. Mais le club basque savait ce dans quoi il s’était engagé. « Tu as l’impression d’être dans un parc d’attractions, image Matthew Clarkin. Une fois que c’est lancé, tu dois t’accrocher en espérant arriver vivant à la fin. Mais que voulez-vous, c’est le haut niveau et c’est à nous de nous adapter. » Fondamentalement, la méthode des Rouge et Blanc, malgré un mois sans victoire, n’a pas changé, même si les mines sont forcément un peu moins souriantes après les défaites. « Bien sûr, nous préférerions revenir le lundi avec un résultat positif, poursuit l’ancien numéro huit. Mais il faut rester optimiste dans tout ce que l’on fait. 

Samedi, les possibles débuts de Josh Tyrell, dont on nous disait le plus grand bien cet été, tout comme les retours espérés de Francis Saili, Steeve Barry et Romain Lonca, ne seront pas de trop pour que le club basque essaye de se sortir de cette passe difficile.

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Pablo Ordas
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