Deux points et c’est tout pour Nevers

  • Les Neversois de Tanguy Ménoret ont mal géré la fin de match. Dommage, ils laissent filer une victoire qui semblait leur tendre les bras. Photo Icon Sport
    Les Neversois de Tanguy Ménoret ont mal géré la fin de match. Dommage, ils laissent filer une victoire qui semblait leur tendre les bras. Photo Icon Sport Icon Sport
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Sérieux pendant 50 minutes, les Neversois ont laissé filer sur la fin une quatrième victoire à domicile, et même senti passer de près le boulet de la défaite.

D’une balle de match à l’autre, Neversois et Grenoblois ont offert au public du Pré-Fleuri, passé pour la première fois de la saison au-dessus des 6 000 spectateurs, une quatrième fin de match tatouée de sueurs froides et constellée de rognures d’ongles.

Après la pénalité excentrée de Tanguy Ménoret manquant la cible (77e), les Usonistes ont tenté en vain d’obtenir une dernière chance en martelant la défense iséroise. Un jeu à une passe et à risques qui s’est retourné contre eux : ballon coffré au sol, pénalité à 55 mètres face aux poteaux offerte à un Corentin Glénat qui avait passé la même dix minutes plus tôt.

Pétrifié, le Pré-Fleuri regarde le ballon s’envoler pour une trajectoire quasi parfaite qui lèche l’extérieur du poteau. Petit moment de flottement arbitral, et le match s’arrête sur ce 21-21 laissant aux spectateurs le sentiment ambigu d’un soulagement contrarié. Du côté des acteurs neversois, c’est la frustration qui l’emporte. « On a un petit goût amer de match nul dans la gorge », reconnaît Andrzej Charlat, trois-quarts aile qui peine à savourer son triplé du soir.

Son deuxième essai, sur une combinaison parfaite de Rudy Derrieux et Tanguy Ménoret l’envoyant percer plein centre comme un carreau d’arbalète, donnait à l’Uson un avantage de 14 points avant la pause, aussitôt réduit de moitié par les Grenoblois sur une éclipse en défense. Le troisième, planté dès le début de la seconde période au sortir d’un ballon porté et d’une preste passe sur un pas de Joris Cazenave, n’a pas suffi à assommer les Grenoblois.

Les pénalités ratées pèsent

Pire, à 21-7, ce sont les Neversois qui se mettent à déjouer. La vigueur disparaît des rucks, la conquête cliquette, les maladresses tombent en rafale comme la rosée vespérale transformant les mains locales en patins. Comme un cruel symbole, les ballons portés qui faisaient chavirer l’adversaire l’an passé se dégonflent. Sous la pression d’Isérois revigorés et le regard d’un public réfrigéré, la promesse de banquet devient une bouillie de rugby, l’espoir d’un premier bonus offensif de la saison s’envole, rejoint in fine par la certitude d’une victoire confortable.

« On fait 50 minutes plutôt bien, pendant lesquelles on fait ce qu’on avait prévu, et après, on s’éteint peu à peu, on se met à faire des fautes », constate Guillaume Jan, perplexe face à ce délitement qui avait déjà failli coûter la victoire une semaine plus tôt, à Narbonne.  « Les Grenoblois nous ont sortis du match. »

Les neuf points perdus en seconde période sur des pénalités dans les cordes des buteurs neversois pèsent sur l’addition, forcément, mais ce n’est pas ce qui chagrine le deuxième ligne Maxence Barjaud : « On ne contrôle pas la dernière demi-heure, on n’est pas serein. On se met tout seul sous pression, on leur redonne confiance. C’est ça qui est dommage. Il faut que l’on soit plus exigeant, que l’on fasse moins de fautes. » Toujours invaincus à domicile, comme ils se le sont promis, les Neversois savent que la ligne de crête est terriblement étroite et condamne les pas de côté.

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Sébastien CHABARD
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