Face à Toulon, La Rochelle a montré ses muscles !

  • Face à Toulon, La Rochelle a montré ses muscles !
Publié le , mis à jour

Surpuissants sur les impacts, bien organisés en défense et supérieurs en conquête, les Rochelais ont logiquement écrasé Toulon...

Pour la première fois cette saison, Ronan O’Gara et son staff avaient la possibilité de dégainer leur équipe type et, Levani Botia excepté, c’est le plus bel arsenal rochelais qui se présentait face aux Toulonnais, à Deflandre : l’axe droit Atonio-Skelton, qui fit couiner toutes les mêlées d’Europe l’an passé, était reconstitué ; Jonathan Danty, que le maître ès défenses du XV de France Shaun Edwards tient pour le meilleur centre français, débutait au milieu du terrain aux côtés de Jeremy Sinzelle, qui manqua tant aux Maritimes la saison dernière ; quant à cette troisième ligne composée de Victor Vito, Grégory Alldritt et Kevin Gourdon, on aurait alors juré qu’elle n’avait que peu d’équivalents sur le territoire.

Alors, verdict ? Le Stade rochelais a logiquement signé, face à un adversaire en mal de confiance et sordidement bordélique, son troisième succès consécutif et une victoire bonifiée lui permettant aujourd’hui de faire, pour la première fois de la saison, irruption parmi les six qualifiés du championnat. Pour rétablir l’ordre naturel des choses, faire oublier une fin de saison dernière cauchemardesque et marquée par deux défaites en finale, les coéquipiers de Grégory Alldritt auront donc eu besoin de huit journées de Top 14 mais, après avoir serré les dents à Brive et joué les dominants contre Toulon, les Jaune et Noir peuvent fin octobre considérer avoir enfin lancé leur saison.

Costauds sur les impacts, agressifs en défense, gaillards sur les mauls pénétrants et déterminés dans le jeu au sol, les Maritimes ont joué à Deflandre une partition sur laquelle ils excellent et, au milieu de ce jeu de massacre, le soliste Ihaia West signa sa première grosse performance depuis des lunes : auteur du premier essai de la rencontre après un contre bien mené, il récidiva une poignée de temps plus tard, prenant la défense toulonnaise à revers, par l’entremise d’un simple crochet. Il était temps, jeune homme… On ne vous reconnaissait plus…

Uini Atonio, le réveil du géant

Au-delà de la prestation du meneur de jeu néo-zélandais, on retiendra d’abord la belle santé de Pierre Bourgarit : puni par le staff des Bleus pour le talent qu’il déploie à agacer les arbitres et sa fébrilité au lancer dans le "money time", l’enfant du Gers a prouvé face à Toulon qu’il restait l’un des meilleurs talonneurs du vieux continent lorsque le jeu se resserre et les impacts se font plus rudes.

À ses côtés, Uni Atonio est enfin sorti de la torpeur qui l’habitait depuis le début de saison : fort en mêlée et puissant au contact, le droitier des Bleus s’est réveillé au bon moment. Si la charnière néo-zélandaise formée par Tawera Kerr-Barlow et Ihaia West fut donc parfaite, Jonathan Dantu a de son côté montré qu’il montait incontestablement en puissance dans son nouveau club. Et si, à une époque où Virimi Vakatawa est fatigué, Fatou Danty créait la surprise au milieu du terrain des Bleus ? Allez savoir…

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