Macalou,capitaine des siens face à Lyon

  • Sekou Macalou aurait pu s’offrir un nouvel essai mais il a décidé de délivrer une offrande à son demi de mêlée Arthur Coville. Photo Icon Sport
    Sekou Macalou aurait pu s’offrir un nouvel essai mais il a décidé de délivrer une offrande à son demi de mêlée Arthur Coville. Photo Icon Sport
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Les Parisiens ont enchaîné un troisième succès dans le sillage d’un excellent Sekou Macalou. Il a étrenné son moment de capitanat

Le résumé du match de son équipe a été livré par Sekou Macalou quand il s’est occupé lui-même de sortir le ballon des limites du terrain, au moment où la sirène a retenti. Tout avait été mis en place pour organiser une fin maîtrisée. Le troisième ligne a choisi de se saisir de la balle malgré la présence de Baptiste Couilloud sur son paletot pour délivrer quelque chose qui ressemblait à un coup de pied en touche. Son besoin de sécuriser la victoire l’a rendu maladroit dans une forme d’énergie extrêmement déterminée. Sur l’échelle de la clairvoyance, ce geste est situé complètement à l’opposé de sa passe délivrée à Arthur Coville, en fin de première mi-temps, dans l’en-but, en situation de deux contre un, pour que son demi de mêlée aplatisse un peu plus loin sous les poteaux. Il suffisait à Sekou Macalou d’aplatir, mais à cet instant, Paris se trouvait dans un excellent tempo quand le troisième ligne a déchiré le rideau défensif à la suite d’un offload hallucinant de son talonneur Latu. Il devait jouir de l’instant, et jouer avec le feu, en passant une offrande.

Un excellent état d’esprit

Voilà, ça c’est Paris, aujourd’hui. Ils ont eu tellement chaud aux fesses que les hommes de Gonzalo Quesada semblent animés d’une forme de surexcitation dans les moments importants. Les deux essais qu’ils ont encaissés ont révélé un peu la même fragilité. Ils ont essuyé un passage de bras de Léo Berdeu malgré leur situation de supériorité numérique défensive. Ils étaient trois dans l’en-but quand Yanis Charcosset leur a soufflé la politesse de leur surnombre en aplatissant sous leurs yeux un par-dessus de Baptiste Couilloud pourtant assez franchement raté. Quel binz, à cet instant ! Paris n’a plus cédé ensuite, malgré les nombreuses vagues offensives lancées par les visiteurs. "Il vaut mieux prendre des essais un peu bêtes comme ça plutôt que de se déchirer sur des premières mains comme nous l’avions déjà fait, ont répondu de concert Arthur Coville et Romain Briatte en conférence de presse. Sur l’ensemble du match, notre état d’esprit a été très bon." Remarquable, même, en certains instants. "Ça fait un petit moment qu’on n’a pas pris de ballons portés", notait d’ailleurs Romain Briatte. Et à la pointe de cette formation en état de remise en forme, Sekou Macalou a encore brillé de mille feux. Chacune de ses prises de balle a électrisé le public. Il est même devenu capitaine pour la première fois, quand l’excellent Paul Gabrillagues a quitté la pelouse. "On ne l’a pas récompensé pour ses belles courses ou ses deux contre un joués dans l’en-but, l’a félicité Gonzalo Quesada. On l’a récompensé pour ce qu’il fait dans la semaine. Sekou a énormément grandi. Il est en train de devenir un leader important du vestiaire. Il fait beaucoup pour l’équipe. On voulait absolument récompenser tout ce travail de l’ombre. C’est un jour très important pour nous."

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Guillaume CYPRIEN
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