Top 14 - Moins d’essais, à qui la faute ?

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Publié le , mis à jour

Le piètre spectacle en Top 14 doit-il davantage à l’arbitrage ou aux intentions de jeu réduites manifestées par les équipes ? Vaste débat…

Si l’on part du principe que la qualité d’une rencontre et son côté spectaculaire ne peuvent être jaugés qu’à travers le prisme du nombre d’essais, alors les statistiques sont implacables : oui, la qualité des rencontres est en berne depuis le début de la saison. Un constat qui se trouve d’ailleurs confirmé de manière empirique par tous ceux qui ont regardé, de près ou de loin, les affiches en prime-time de Canal + depuis le début de la saison, à l’exception peut-être du Toulouse-Clermont du 26 septembre. De quoi s’attendre au pire, au vrai, avec l’hiver qui arrive et les conditions météorologiques qui vont avec… Mais comment expliquer, dès lors, la piètre qualité du spectacle proposé par le Top 14, alors que les conditions de jeu semblaient optimales en ce début de saison, servies qui plus est par des surfaces hybrides ou synthétiques censées apporter un surcroît de vitesse ?

La tentation pourrait consister, de prime abord, à cibler les nouvelles règles, puisqu’on recense une moyenne de 25 pénalités par rencontre depuis le début de la saison. Sauf que la réalité n’est pas aussi simple, à en écouter le Directeur National de l’Arbitrage Franck Maciello. « Avec les coachs, les retours sont nombreux et réguliers, mais je ne crois pas que les problèmes que nous rencontrons sont relatifs aux nouvelles règles. Celle des 50 / 22 a déjà provoqué des situations très intéressantes pour les équipes qui ont su en profiter ; celle du renvoi d’en-but permet de gagner un temps fou en évitant les mêlées à cinq mètres… En revanche, ce qui m’a marqué cette saison et qui constitue un début d’explication, c’est qu’on a ressenti dès la première journée un rythme très fort, très engagé. D’ordinaire, tous les ans, il y a trois ou quatre journées qui servent un peu de rounds d’observation. Là, on a senti des enjeux très forts dès les premiers matchs, qui ne vont qu’en s’accroissant. Cela peut expliquer ce constat. »

Le pire encore à venir ?

Plus d’enjeux, moins de jeu ? Là résiderait donc la réalité, triste fille, qui voudrait que les entraîneurs déjà sous pression se rassurent sur l’éternel triptyque conquête-défense-jeu au pied, encouragés par ces fonds de terrain dégarnis par la règle des 50 : 22 pour assumer, jusqu’à l’écœurement, des parties de ping-pong rugby qu’on croyait reléguées dans les limbes de l’oubli. Et cela d’autant plus, si les nouvelles règles régissant les zones de collision sont globalement respectées, ce n’est pas encore le cas de celle régissant les déblayages sur les membres inférieurs, qui ont depuis ce week-end subi un nouveau tour de vis. « On a eu une réunion à ce sujet la semaine dernière semaine, confirme Maciello. En général, l’arbitre priorise ce qui permet au jeu d’être fluide, d’accélérer les sorties de balle dans les rucks, ce qui sous-entend qu’il peut parfois être amené à ne pas observer ce qui se passe en périphérie du ballon. Or, on observe depuis le début de saison des choses qui ne sont jamais sanctionnées au sujet des déblayages sur les membres inférieurs, ce qu’il faut rapidement corriger puisqu’il s’agit d’une nouvelle règle. » 

Le genre d’attitude qu’il faudra vite sanctionner, pour ne pas que les joueurs français soient surpris lors des futures rencontres internationales… Ce qui pourrait hacher plus encore nos rencontres domestiques, qui n’en avaient malheureusement pas vraiment besoin. 

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Nicolas Zanardi
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