Décimé, le Racing est en alerte maximale avant de recevoir Toulouse

  • Si précieux dans le combat face à Montpellier, Boris Palu devra réitérer sa prouesse face aux Toulousains.
    Si précieux dans le combat face à Montpellier, Boris Palu devra réitérer sa prouesse face aux Toulousains. Icon Sport - Icon Sport
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Battu à domicile le week-end dernier pour la première fois de la saison, ce Racing 92 décimé par les blessures a l’obligation de relever la tête face aux champions d’Europe…

Jacky Lorenzetti a coutume de dire que les doublons sont "vertueux", dans le sens où ils permettent au championnat, déséquilibré par nature, d’être provisoirement contrebalancé. "Il faut arrêter de dévaloriser notre championnat, nous confiait-il il y a peu. Ces doublons sont une bénédiction pour le rugby français. Ils permettent d’égaliser les chances entre les équipes et obligent les clubs à faire jouer leurs meilleurs jeunes." Si le président du Racing 92 a partiellement raison, la conjoncture actuelle a ceci de particulier qu’elle fait beaucoup plus qu’amoindrir la supposée puissance du Racing : elle l’ampute en grande partie. Comme de nombreuses autres équipes du Top 14 (Toulon, Montpellier…), les Ciel et Blanc sont d’abord touchés par une étrange hécatombe de blessures et, ce week-end, pleureront donc les absences d’une bonne douzaine de titulaires.

Parmi les plus notables, on citera la pierre angulaire de la mêlée francilienne Eddy Ben Arous, le numéro 1 des droitiers du club George-Henri Colombe, le patron d’alignement Baptiste Chouzenoux, le leader de défense Wenceslas Lauret, le magicien Virimi Vakatawa ou encore les polyvalents Olivier Klemenzak et Louis Dupichot, dont le don d’ubiquité aurait été fort utile aux Racingmen pour aborder la parenthèse automnale. À ces individus, il convient désormais d’ajouter Gaël Fickou, toujours retenu par Fabien Galthié à Marcoussis. En revanche, Bernard Le Roux (titulaire en troisième ligne ce week-end), Donovan Taofifenua et Ibrahim Diallo ont été libérés par le sélectionneur et seront opérationnels face au champion de France en titre.

Chat et Thomas de retour

Dès lors, ce Racing quatrième du championnat mais pour le moins fragile depuis le début de saison va-t-il s’imposer face au surpuissant Toulouse, quand bien même le champion d’Europe est privé de beaucoup de ses premiers choix ? Difficile à dire, tant les seconds couteaux du "Stade" n’en sont pas vraiment et que les deux dernières sorties des Racingmen à l’Arena, contre l’Usap et Montpellier, ne sont pas de nature à rassurer leurs supporters…

Du côté des Hauts-de-Seine, on attend donc des leaders de jeu étant encore debout qu’ils sonnent dès aujourd’hui la mobilisation générale. Finn Russell, libéré par Gregor Townsend alors que l’Écosse est déjà en stage, doit urgemment élever son niveau de jeu : médiocre depuis qu’il est revenu de la tournée des Lions en Afrique du Sud, l’Écossais a moins d’impact qu’il n’en avait jusqu’ici sur le jeu du Racing et, depuis quelques semaines, le jeune Antoine Gibert lui semble même largement supérieur dans la conduite du jeu. Le deuxième ligne Luke Jones, revenu au niveau qui était le sien au temps où il était Wallaby, ne doit pas baisser de pied. Tout comme Boris Palu, si précieux dans le combat contre Montpellier le week-end dernier. Camille Chat, enfin opérationnel après un début de saison entaché par diverses blessures, aura probablement la volonté de faire regretter au staff des Bleus son absence du groupe France. Quant à Teddy Thomas, blessé à la cuisse et indisponible trop longtemps, il disputera face au Stade toulousain son premier match de la saison. À vous de jouer, messieurs…

Marc DUZAN
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