Toulon, l’enquête de confiance

  • Un électrochoc est attendu du côté de la Rade. Les Toulonnais de Jiuta Wainiqolo doivent retrouver la confiance et cela passe par une victoire face à Biarritz.
    Un électrochoc est attendu du côté de la Rade. Les Toulonnais de Jiuta Wainiqolo doivent retrouver la confiance et cela passe par une victoire face à Biarritz. Icon Sport
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Capables de breaker les défenses chaque week-end, les Varois semblent en revanche en immense difficulté au moment de scorer. Manque de confiance ? Vincent Clerc, co-meilleur marqueur de l’histoire du Top 14, nous aide à comprendre ce mal toulonnais.

Avec 10 essais inscrits (pour 136 points) depuis le début de saison, le RCT pointe à l’avant-dernière place des attaques du Top 14. Manque de talent ? Certainement pas, selon Vincent Clerc, ancien ailier toulonnais et co-meilleur marqueur de l’histoire du Top14. "Ce n’est pas le niveau des joueurs qu’il faut analyser, car chaque week-end ils se procurent des occasions franches. Non, la clé, c’est la confiance. Quand une équipe va bien, tu ne réfléchis pas, tu fais les choses instinctivement, avec des automatismes. À l’inverse, quand ce n’est pas le cas, tu te poses trop de questions, tu as envie de sauver la patrie… Tu manques alors de lucidité et tu lâches le ballon trop tôt ou trop tard. Tu veux tellement t’appliquer que tu ne fais pas les choses à la bonne vitesse." De quoi justifier le 4 contre 1 manqué à Perpignan peu après l’heure de jeu ? Le 2 contre 0 face à Brive ? Ou encore le 3 contre 1, plus récent, galvaudé par Nakarawa à La Rochelle ? Sans le moindre doute, pour l’international aux 67 sélections : "Le problème c’est que tu te rends compte que ces actions auraient pu faire basculer les matchs, donc tu perds encore plus confiance. C’est un cercle vicieux. La confiance est très fragile au plus haut niveau, et aujourd’hui Toulon ne l’a pas."

"La confiance, ce n’est pas ON/OFF du jour au lendemain"

Sauf qu’à force de galvauder de trop nombreuses occasions en zone de marque, les Varois comptent cinq défaites, un match nul et "seulement" deux victoires à l’aube de la 9e journée. Dos au mur, le moment semble donc particulièrement propice pour avoir le "déclic de confiance". Pour ce faire, l’ailier aux 34 essais avec le XV de France ne voit qu’une solution : "Il n’y a que l’entraînement qui peut te faire basculer : il faut répéter des gestes, faire des choses simples, se rassurer individuellement et la réussite reviendra. Même si le terrain valide tout, c’est l’entraînement qui te donne confiance." Alors qu’ils ont connu un changement de staff cette semaine, les joueurs toulonnais sont-ils tout simplement capables d’avoir l’électrochoc qui leur permettra de basculer sur un cycle plus positif ? "Il faut accepter d’être patients, de faire des choses plus basiques. La confiance, ce n’est pas ON/OFF du jour au lendemain. Quand elle s’étiole, elle se reconstruit brique par brique." Installés à une très inconfortable 13e place, les Varois vont donc rapidement devoir retrouver la confiance qui fuit la rade depuis de trop longs mois et ne permet à Toulon de scorer, de gagner, d’enchaîner. Dès ce week-end contre Biarritz ? S’ils veulent repartir d’une page blanche, et conclure sur une note un peu plus positive une semaine qui aura coûté la tête de leur désormais feu-manager, Patrice Collazo, nul doute qu’une victoire face à d’ambitieux Basques serait particulièrement bienvenue.

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Pierrick ILIC-RUFFINATTI
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