Top 14 - L’Usap avec du cœur et bien plus encore

  • Lucas Dubois et ses coéquipiers ont frappé fort en s’imposant face aux Rochelais. Photo Nicolas Parent
    Lucas Dubois et ses coéquipiers ont frappé fort en s’imposant face aux Rochelais. Photo Nicolas Parent Nicolas Parent
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Avec un XV de départ renforcé par ses Pumas, l’Usap a d’abord tenu le choc avant de passer à l’attaque. Avec un réalisme et une conviction qui sont des plus prometteurs.

« C’est fabuleux, ce sont les vice-champions de France et d’Europe qui sont tombés. J’adore mon club mais l’Usap n’est qu’un promu. » Patrick Arlettaz ne sait pas mentir, ni dans son discours ni dans son regard. Samedi, à l’heure de rembobiner le film d’une victoire émérite, le technicien a ainsi laissé libre cours à sa joyeuse fierté. Sans pour autant perdre de vue la réalité : « À la fin de la saison, La Rochelle sera une des meilleures équipes alors que nous, on jouera le maintien. »
Ce succès de prestige, le premier face à un membre du dernier top 6 pour les Catalans, ne garantit rien pour la suite. Mais cette victoire conforte les Catalans dans leurs convictions et leurs espérances. Deux semaines après le dramatique coup de théâtre face au Stade français, avec une défaite cruelle dans les dernières minutes, Damien Chouly et ses partenaires ont su relever la tête : «Personne n’a pu mesurer la grande difficulté que ça a été de se remettre de ce revers. Ça n’a pas été un moment facile pour le groupe. Vraiment pas. » Ce coup du sort aurait pu précipiter la faillite du promu. Les vaincus d’hier ont su forcer leur destin pour se replacer dans la course et repartir de l’avant.

« Une grande marge de progression »


Grâce à tout un tas de bons points : une abnégation de tous les instants en défense, indispensable pour résister aux assauts rochelais, une mêlée intraitable, dominatrice face à un sérieux client, un jeu au sol d’une efficacité rare et un jeu de ligne brillant par moments. Cette prestation collective a été rendue possible par la qualité intrinsèque des hommes en place. Le caractère ne peut pas tout… «On n’a pas souvent aligné une équipe comme ça, avec toutes ces forces sur le terrain », avance le manager. Un paradoxe en l’absence de Melvyn Jaminet. Mais, sur le papier, l’ensemble présentait une jolie osmose. Des recrues, enfin rassemblées, aux cadres, bien installés, en passant par les valeurs montantes, chacun a livré une partition à la hauteur des attentes : les tauliers de droite Joly-Kubriashvili ont tenu la baraque, Mahu et Oviedo ont agréablement surpris devant, Chouly a été dantesque, Delguy et Duguivalu se sont démultipliés, De La Fuente a tout géré comme un chef… « Notre marge de progression est grande, appuie Patrick Arlettaz. Il nous faut progresser très vite d’ailleurs. C’est notre pénitence. » Sur ce long chemin, cette journée du 30octobre a-t-elle marqué une bascule? On peut en tout cas parler de socle suffisamment solide pour construire : « C’est une espèce de déclic mais un déclic fragile.» « On est rassuré dans le travail que l’on fait et l’on va pouvoir prendre confiance », confirme « Sipa» Taumoepeau. « Je suis sur un petit nuage », sourit Sacha Lotrian. Tout le monde l’était, samedi, à Aimé-Giral, quinze jours après avoir été six pieds sous terre…

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