XV de France féminin - Les Bleues veulent monter en puissance

  • À l’image d’Emilie Boulard, qui s’était imposée à l’arrière dès ses premières sélections lors du Tournoi 2021, beaucoup d’autres jeunes joueuses auront leur chance ce samedi et tenteront d’en faire un aussi bon usage.
    À l’image d’Emilie Boulard, qui s’était imposée à l’arrière dès ses premières sélections lors du Tournoi 2021, beaucoup d’autres jeunes joueuses auront leur chance ce samedi et tenteront d’en faire un aussi bon usage. Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

XV de France féminin - En entamant sa tournée de novembre par un adversaire sur le papier plus faible, le staff des Bleus pourra se permettre de tester de nouveaux et jeunes éléments, mais aussi de préparer le Mondial.

En programmant son premier match de la tournée d’automne face à l’Afrique du Sud, le staff du XV de France n’a volontairement pas choisi l’adversité la plus farouche. Treizième au classement World Rugby juste devant des nations comme la Russie ou le Kazakhstan, l’Afrique du Sud n’est certainement pas une référence mondiale comme le sont leurs compatriotes masculins. La rencontre s’annonce déséquilibrée lorsqu’on sait que les Bleues ont battu les Galloises (11e mondiale) 53-0 en début d’année. Néanmoins, nous avons le sentiment qu’en programmant cette rencontre à un an du Mondial et juste avant une double confrontation contre les Black Ferns, le staff des Bleus a fait une excellente affaire. Tout d’abord, parce que ce sera l’occasion de voir de nombreuses jeunes joueuses qui frappent à la porte, mais surtout parce que la rencontre France - Afrique du Sud sera l’affiche du match d’ouverture de la Coupe du monde dans moins d’un an. Jouer les Springboks maintenant, c’est découvrir cette équipe, et s’éviter un match piège l’an prochain.

« C’est une équipe dont on ne sait pas grand-chose, affirme Thomas Darracq, le nouveau responsable du projet sportif des Bleues. On les a seulement affrontées en préparation de la Coupe du monde 2014, mais depuis l’équipe a bien changé. C’est une nation qui a disputé très peu de rencontres internationales récemment. On a pu récupérer en vidéo deux confrontations contre le Kenya. Là, ce sera pour nous l’occasion d’en savoir un peu plus sur elles, tout en essayant de les marquer psychologiquement. C’est une équipe en construction, il faudra se méfier de leur pointe de vitesse en bout de ligne, et de quelques septistes qui seront présentes. »

Place aux jeunes

Alors qu’il ne leur reste plus qu’une tournée et le Tournoi avant la Coupe du monde, ce samedi 15 heures sera l’une des dernières chances de se montrer pour les joueuses « non-installées ». Et elles sont nombreuses, les bizuths qui prennent part à cette tournée : Alexandra Chambon (voir ci-contre), Marie Dupouy, Chloé Jacquet, Coco Lindelauf, Melissande Llorens, et Léa Murie, en plus de filles qui font leur retour dans le groupe comme Axelle Berthoumieu, Yllana Brosseau ou Marie-Aurélie Castel. « Ces joueuses que l’on intègre sont de grands potentiels pour l’avenir. Elles nous permettent d’étoffer le groupe et on en aura besoin. Car pour être championnes du monde, désormais il faut disputer six matchs. Pour un groupe de seulement 30 joueuses, c’est beaucoup, donc on aura besoin de tout le monde », poursuit Thomas Darracq. Voilà donc une étape importante dans la fabrication de la fusée bleue. Pas le plus reluisant, on vous l’accorde.

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Baptiste BARBAT.
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