Top 14 - Castres, retour là où tout a commencé...

  • Loïc Jacquet (Castres) lors du dernier match contre Lyon en mai dernier
    Loïc Jacquet (Castres) lors du dernier match contre Lyon en mai dernier Icon Sport - Laurent Frezouls
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Difficile déplacement à Lyon pour le Castres olympique. Néanmoins, les Tarnais pourront s’appuyer sur leur dernier déplacement chez les Gones, qui fut le déclencheur d’une très belle aventure...

C’était le 2 janvier dernier. Au cœur de l’hiver, au sortir des fêtes, le premier match d’un nouveau cycle. Après une première partie de saison très difficile où les résultats sportifs en berne avaient été minés par l’épidémie de Covid-19 et des problèmes d’effectif, le Castres olympique entamait à Lyon ce qui allait devenir la plus belle remontée au classement de l’histoire du Top 14. Partis de la treizième place, celle de barragiste au matin de ce déplacement dans la froideur du Matmut Stadium Gerland, les Tarnais sont morts à un petit point de la qualification en phase finale, quatre mois plus tard, en alignant douze victoires en seize matchs de Top 14, mieux que Toulouse ou La Rochelle, respectivement vainqueurs et finalistes de la compétition. Excusez du peu ! Depuis, la bonne dynamique continue puisque avant ce déplacement à Lyon, le CO est quatrième du Top 14, et toujours invaincu à Pierre-Fabre en 2021.

Un match, une rébellion

Pourtant, ce fameux 2 janvier, la partie avait bien mal commencé. Dès la 4e minute de jeu, Yann David, pour un plaquage trop engagé sur Josua Tuisova, écopait d’un carton rouge qui allait obliger ses coéquipiers à évoluer en infériorité numérique pendant l’intégralité de la rencontre ou presque. Trois minutes plus tard, Lyon, par l’intermédiaire d’Izack Rodda, inscrivait le premier essai du match, transformé dans la foulée par Loïc Berdeau. À 14 contre 15, 7-0, 7e. On fait quoi, Castres ?

Loïc Jacquet et certains autres cadres du groupe prenaient la parole. Le deuxième ligne international expliquait, au sortir du match : "Nous nous sommes beaucoup parlé. On ne voulait pas être le groupe qui allait faire descendre le CO en Pro D2 pour la première fois de son histoire. Il y a eu une prise de conscience importante. Cela nous a portés…" Au bout du bout, les mots avaient chassé les maux et le CO avait fini par s’imposer 15 à 14 (essais de Jelonch et Palis, N.D.L.R.), lançant la fin de saison exceptionnelle que l’on sait.

Le souvenir de ce match de début d’année civile pourrait donner des idées aux Castrais, qui arriveront néanmoins à Lyon amputés de certains cadres, tels que le capitaine Mathieu Babillot, blessé aux muscles ischio-jambiers et récemment opéré ; où encore les internationaux français (Barlot), fidjien (Botitu) ou tongien (Ngauamo). Il faudra faire sans eux, mais le manager Pierre-Henry Broncan ne se cache pas derrière cet argument : "Les absents, tout le monde en a, c’est la période qui veut ça…"

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