Test Match - Des Pumas aux Blacks, deux semaines de chantiers pour les Bleus de Fabien Galthié

  • Les Bleus d’Antoine Dupont, Gabin Villière, Peato Mauvaka et Cyril Baille (page de gauche) ont deux semaines pour préparer le rendez-vous face aux Blacks. Sera-ce avec l’association Jalibert-Ntamack (en fond, page de droite) ?  Photos Midi Olympique - Patrick Derewiany
    Les Bleus d’Antoine Dupont, Gabin Villière, Peato Mauvaka et Cyril Baille (page de gauche) ont deux semaines pour préparer le rendez-vous face aux Blacks. Sera-ce avec l’association Jalibert-Ntamack (en fond, page de droite) ? Photos Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Le XV de France a débuté sa tournée d’automne par un succès face à sa bête noire argentine. Longtemps bousculés, les Bleus ont su éviter le piège. Mais, à moins de quinze jours d’affronter la meilleure équipe du monde, les hommes de Galthié doivent clairement hausser le curseur pour rendre l’exploit possible.

Fabien Galthié a essayé d’insister durant sa conférence de presse samedi soir : « On se concentre d’abord sur le match face à la Géorgie » Parce que les questions s’orientaient déjà sur la réception de la Nouvelle-Zélande en fermeture de la tournée automnale, dans moins de quinze jours. « On parlera en temps voulu du troisième match », répétait le sélectionneur. Désolé cher Fabien, mais s’il faut respecter les Lelos et ne surtout pas les prendre de haut pour éviter une immense déconvenue dimanche à Bordeaux, comment ne pas se projeter sur le duel face à la meilleure équipe de la planète, qui fait saliver le monde entier ?

L’excitation est grande, très grande, depuis que le programme de ce mois de novembre est connu. D’abord parce que les Bleus n’ont plus défié les All Blacks depuis juin 2018. Ensuite, et surtout, parce que cela fait une éternité que le XV de France — dont la dernière victoire face à cet adversaire remonte à 2009 — n’avait autant semblé en mesure de rivaliser avec les All Blacks. Ceci à la grâce d’une génération dorée, emmenée par Dupont, Jalibert, Ntamack, Jaminet et consorts, et d’une dynamique retrouvée depuis le début de l’ère Galthié. Reste qu’il manque encore un titre — même honorifique — à cette bande-là. Alors, est-elle vraiment en mesure de battre aujourd’hui ce qui se fait de mieux ? Ces Blacks, logiques vainqueurs du Rugby Championship cet été, qui viennent d’atomiser les États-Unis, le pays de Galles et l’Italie lors des trois derniers week-ends.

Satisfactions et… équations à résoudre

L’ouverture de cette tournée automnale, contre les Pumas, devait permettre de prendre la température et apporter des éléments de réponse. Un bilan, Fabien Galthié ? « C’est une victoire, le travail a été fait. Et bien fait. » Difficile de contredire le technicien. Se prendre les pieds dans le tapis contre l’Argentine, laquelle sait si bien faire déjouer nos Bleus, aurait porté un terrible coup d’arrêt dans la progression de cette équipe.

Des Pumas aux Blacks, des chantiers ouverts
Des Pumas aux Blacks, des chantiers ouverts

Le XV de France a gagné et c’est une belle nouvelle. Il a été chahuté, embrouillé, bousculé, mais il a gagné. Premier enseignement à retenir. Mais, quand il s’agit de voir plus loin, les doutes sont permis. Si les All Blacks sont placés en dessert du menu automnal, ce n’est pas anodin. Au gré des conventions et d’un calendrier parfois absurde, le XV de France — dans sa « version titulaire » — ne s’était plus produit depuis le mois de mars. Ce que Fabien Galthié n’a pas manqué de rappeler, à juste titre. Il est logique que ses hommes manquent de repères et de rythme collectif. Cela a suffi pour battre les Pumas mais, s’il faut souligner les satisfactions que furent la première de Flament, la réussite de Jaminet ou l’entrée décisive du banc de touche, il convient aussi de reconnaître que la partition de samedi ne permettra pas de l’emporter face aux Beauden Barrett, Ardie Savea ou Sam Whitelock. Mais pas question de jouer les « pisse-froid » ou d’éteindre tout espoir. En grand connaisseur du rugby hexagonal, le sélectionneur argentin Mario Ledesma a rabâché tout le bien qu’il pensait de ce XV de France et de son potentiel, qu’il place parmi « les trois meilleures nations de la planète ». Mais le staff n’a plus que deux semaines devant lui pour rendre l’exploit possible. Et plusieurs équations à résoudre. Faut-il insister avec l’association Jalibert-Ntamack, laquelle a fait naître autant de promesses avant le match que de déception après ? Faut-il muscler le milieu du terrain ? Faut-il récompenser certains « finisseurs » ? Et, pour en revenir enfin à la Géorgie, faut-il maintenir l’équipe en place pour renforcer les automatismes ou procéder à une large d’effectif pour privilégier la fraîcheur avant le rendez-vous au sommet ? Le compte à rebours est lancé.

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Les commentaires (1)
FRIMOUSSE Il y a 1 année Le 09/11/2021 à 16:55

j'ai un peu l'impression que l'on oublie que sur leur vingt points, les argentins ont marqués deux essais "caquette" représentant tout de même quatorze points.
N'empêche q'ils se sont montrés comme des adversaires redoutables.