Face à Biarritz, Pau a forcé son destin

  • À l’image de Lekima Tagitagivalu, à la pointe du combat et des phases de conquête, la Section paloise a su renverser la vapeur grâce à son paquet d’avants. À l’image de Lekima Tagitagivalu, à la pointe du combat et des phases de conquête, la Section paloise a su renverser la vapeur grâce à son paquet d’avants.
    À l’image de Lekima Tagitagivalu, à la pointe du combat et des phases de conquête, la Section paloise a su renverser la vapeur grâce à son paquet d’avants. Photo Photo Bernard - Photo Bernard
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Comme face à Paris la semaine dernière, la Section a su faire la différence en fin de match pour l’emporter, grâce à la domination de son paquet d’avants.

Il ne fait bon d’être amoureux de la Section paloise lorsqu’on ne supporte pas les fins de match à suspens. Le week-end passé, déjà, le club béarnais avait dû attendre le dernier quart d’heure d’un match ô combien ennuyeux, pour venir à bout de Paris (18-9), grâce à trois pénalités de son ouvreur Zack Henry. Ce samedi, dans ce duel des Pyrénées-Atlantiques, c’est une nouvelle fois grâce à vingt dernières minutes de qualité que Pau a renversé la tendance et a retourné une situation bien mal embarquée, puisqu’à l’heure de jeu, le BO possédait le bonus offensif (12-21).

« Oui, nous avons fini fort, reconnaissait le pilier Ignacio Calles. Mais à un moment, les Biarrots marquaient des essais, puis ce fut notre tour. Il y a eu beaucoup d’allers-retours pendant la partie. Vous savez, dans notre groupe, on a beaucoup parlé de l’importance de toujours rester attaché au plan qu’on a et de ne jamais le laisser. Aujourd’hui, on peut dire qu’on l’a fait. »

Les avants en fer de lance

En quoi consistait-il ? « Garder de la maîtrise, être agressif et intelligent dans tous les coups qu’on peut faire, mais je ne peux pas vous en dire plus », souriait le gaucher argentin. Il y a fort à parier que dans sa stratégie, Sébastien Piqueronies et son staff avaient également la volonté de mettre à mal le pack adverse, et pour venir à bout du voisin biarrot, la Section s’est, comme souvent, reposée sur une mêlée dominatrice. Un chiffre ? Samedi, le BO a été pénalisé à 18 reprises par M. Raynal et très souvent, à la suite de mêlées.

« Par rapport au plan de match que nous avions fait, nous voulions insister autour de la conquête, expliquait Thomas Choveau après la rencontre. La mêlée a été très dominatrice et nous avons réussi, grâce aux ballons portés, à renverser la tendance. »
Pourtant, les Palois ont dû s’employer dans ce secteur afin de faire plier les Biarrots. Par deux reprises, ils ont enfoncé les avants basques (57e, 59e), sans pour autant parvenir à marquer. « Quand on s’est senti vraiment dos au mur, c’est là où on a tout donné, appréciait l’entraîneur adjoint palois. On s’est libéré. C’est un domaine que l’on avait ciblé. On n’a pas réussi à le faire en première mi-temps et on a fait des choix stratégiques qui allaient dans ce sens-là, en prenant la pénaltouche. Il y a aussi une notion de caractère d’équipe. On avait envie de se sentir fort dans ce secteur-là. C’est une des clés qui a permis de renverser la tendance. »

Elle a, par la même occasion, permis à Pau d’équilibrer son bilan (cinq victoires, cinq défaites) après dix journées.

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Pablo Ordas.
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