Les Montois en leader face à Bayonne

  • Les Montois ont réussi un gros coup à Bayonne en s’imposant très largement.
    Les Montois ont réussi un gros coup à Bayonne en s’imposant très largement. Midi Olympique. - Pablo ORDAS
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Le Stade Montois a assumé son statut, confirmé ses dispositions. Ses ambitions aussi. Il peut battre les tout meilleurs. En restant fidèles à ses principes. 

Mont-de-Marsan n’a pas usurpé son titre de leader qu’il est maintenant depuis plusieurs journées. Son éclatante victoire à Bayonne, le favori de la division, en atteste. Tout sauf un hasard, un coup de dés. Les Landais avaient minutieusement préparé leur affaire. En leader, en stratège. Yannick Bru soulignait d’ailleurs cette qualité : « Mont-de-Marsan nous a acculés dans notre camp en deuxième mi-temps avec son long jeu au pied. C’est pour cela que je leur dis bravo tactiquement. »

Les Montois se sont, en effet, appuyés sur leur demi d’ouverture, William Du Plessis, banni d’ailleurs de la Côte basque, puisque ses prestations, à Bayonne et à Biarritz, n’avaient guère convaincu. Belle revanche pour le Sud-Africain qui n’a pas été le seul artisan du succès, loin de là. Les Montois savent défier les défenses, ils ne sont pas première attaque du championnat pour rien, mais aussi changer de stratégie selon l’adversaire. Ce qu’ils ont remarquablement accompli en venant à Bayonne.

« Toute la semaine, confirme William Wavrin, on a insisté sur le fait que les rentrants allaient faire la différence sur la fin de match. L’objectif était de tenir cette équipe sur la première mi-temps et d’asseoir le match sur la deuxième en leur mettant beaucoup de rythme. Tous les gars qui sont rentrés ont fait vraiment plier le match sur la fin. On peut leur tirer un coup de chapeau. On leur doit aussi cette victoire. Contrairement aux matchs précédents, quand on avait été contrarié, on n’avait pas réussi à changer notre fusil d’épaule. »


Retenue toujours de mise

Ce succès ouvre des perspectives pour les Jaune et Noir même si la prudence les guide.

« On savait que c’était un tournant de la saison, continue le capitaine. On était passé à travers à Oyonnax où on n’avait pas été invité du tout. À Montauban, on échoue de très peu et, là, on vient chez une écurie qui descend de Top 14 avec de très bons joueurs, valider notre travail dans le Tarn-et-Garonne parce qu’on ne s’était pas payé sur le match. Ce succès va peut-être nous permettre de basculer sur d’autres objectifs. Le nôtre était quand même d’être dans les six depuis le premier bloc. Maintenant, on est tout en haut, il faut continuer. »


Si l’on parlait de prudence, la retenue est aussi de mise chez le manager. La victoire ne souffre d’aucune contestation, mais tout est en relativité : « On est conscient qu’il manquait du monde à Bayonne, insiste Patrick Milhet. On le prend en compte. Mais on s’est saisi de cette opportunité. Bayonne a le potentiel de venir gagner chez nous. Il faut donc savoir rester à sa place. » N’empêche, le Stade montois a prouvé qu’il pouvait battre les meilleurs. Avec un moral forgé sur la saison dernière où il avait enduré, il a su trouver un souffle nouveau.

« On a tellement souffert l’an dernier, explique Patrick Milhet, qu’on prend cette première place comme un bonheur. Le rugby doit être une fête. C’est aussi une chance de pouvoir faire ces matchs de proximité. Maintenant on va l’assumer cette première place ! »
Avec du jeu, du plaisir, le secret revendiqué du Stade montois !
 

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Edmond Lataillade.
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