Montpellier en lettres capitales

  • Yacouba Camara, ici à la lutte dans les airs, a été un des grands acteurs du succès des Montpelliérais en terres parisiennes.
    Yacouba Camara, ici à la lutte dans les airs, a été un des grands acteurs du succès des Montpelliérais en terres parisiennes. Icon Sport - Icon Sport
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Dans le sillage de leurs deux internationaux Camara et Bouthier, les héraultais ont arraché un deuxième succès précieux en Ile-de-France.

En l’espace de deux minutes seulement, dans une rage propre à ces fins de matchs où tout semble encore possible, Yacouba Camara a porté les siens jusqu’au succès en explosant à trois reprises la ligne de défense parisienne. Cette œuvre en triptyque d’un même geste répété trois fois, a révélé un artiste répétitif mais efficace. Sur son premier raid dans l’axe d’un ruck très mal défendu, Montpellier a récolté une pénalité transformée par Anthony Bouthier (65e). Deux minutes plus tard, sur une action en tous points similaires, Yacouba Camara a récidivé deux fois.

Deux départs dans l’axe décidés coup sur coup sur deux phases de jeu très rapprochées, ont ouvert le grand champ à une cavalcade jusqu’à l’essai de Julien Tisseron. « On était un peu éparpillés. On se jetait les ballons. On a retrouvé la simplicité qui nous a permis d’avancer. On savait qu’ils avaient pris un carton. Sur les rucks, ils étaient bien placés sur le large. J’ai senti qu’il fallait prendre l’initiative et mes copains ont suivi », a raconté le grand Yacouba. Et ce Montpellier sans grand entrain offensif, qui n’avait pas produit grand-chose jusque-là, de surfer sur ces trois charges décisives du troisième ligne international pour inscrire dix points au tableau d’affichage, et glaner à Paris son deuxième succès en Ile-de-France.
 

Le drop-goal de Bouthier

En ajoutant cette sortie victorieuse au camouflet imposé au Racing sur sa propre pelouse il y a quinze jours, les Montpelliérains ont donc atteint cette barre des vingt-six points au classement, qui a ramené le club dans le quatuor de tête. Cette ligne comptable était un horizon collectif. Elle avait été dégagée en début d’exercice comme un but à atteindre en échange de contreparties. Saint-André a donc offert les trois jours de vacances supplémentaires promis à ses joueurs, et lui de repartir guilleret dans le Sud présenter un bilan comptable très satisfaisant à son président Mohed Altrad.

À quoi ça tient tout ça ? Le manager qui ne devait plus l’être, est revenu dans la cour des grands sur la capitalisation de ces quelques miettes offensives transformés en élans collectifs sonnants et trébuchants. Une autre information importante dans cette embellie pour ce club qui ne brillait plus : l’arrière Anthony Bouthier, qui peut aussi jouer ouvreur, selon les préconisations multitâches de la polyvalence organisée dans le quinze de France, claque des drop-goals décisifs. L’ancien Vannetais, privé de rassemblement à Marcoussis, a tranché ses interventions dans deux postes différents avec cette liberté qu’on lui connaît. Dans cette équipe où la charnière avait vingt ans, et qui manquait beaucoup de ressorts offensifs, deux internationaux ont rappelé au staff quinze de France qu’ils postulaient toujours.

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Guillaume Cyprien.
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