Test Match - Peato Mauvaka en mode « Ultra Finisher » face aux Pumas

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    Test Match - Peato Mauvaka en mode « Ultra Finisher » face aux Pumas Midi Olympique - Patrick Derewiany - Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Auteur de son premier essai international, le talonneur toulousain, placé dans la catégorie si précieuse des « finisseurs », a pleinement répondu aux attentes du sélectionneur Fabien Galthié.

Fabien Galthié ne s’est pas trompé. À l’instant de commenter ses choix lors de l’annonce du groupe des 42 joueurs amenés à préparer cette tournée d’automne, le sélectionneur s’était montré très éloquent à l’égard de Peato Mauvaka. « Il a une expérience (6 sélections avant la rencontre de samedi soir, N.D.L.R.) qui commence à être considérable, puisqu’il était présent lors de la Coupe du monde au Japon », avait-il souligné. Et d’ajouter : « Peato a des qualités qui nous semblent importantes pour matcher lors des dernières minutes. Il a un très bon lancer, de l’explosivité, de la puissance en mêlée. » Il aurait pu aussi évoquer l’aspect émotionnel qui lui tient tant à cœur depuis quelques semaines. Parce que voilà, la gestion des fins de matchs a été décrétée par le staff des Bleus d’urgence absolue à l’aube de cette Coupe d’Automne des Nations. « Il faut savoir gérer ses émotions et faire preuve de maîtrise, en toutes circonstances, par exemple, lorsqu’il faut assurer une dernière touche ou conserver un dernier ballon avec 3 ou 4 temps de jeu, alors que l’on est dans le rouge », expliquait également Karim Ghezal, entraîneur de la touche. C’est en grande partie pour cette raison que Peato Mauvaka, jugé plus froid dans les moments chauds, a été préféré à Camille Chat ou Pierre Bourgarit. Avec une franche réussite.

Contrat rempli

Une première entrée en jeu pour pallier le carton jaune de Julien Marchand (29e-39e) en guise d’amuse-bouche durant laquelle le Calédonien a apporté de la sérénité. Pourtant, la température était devenue bouillante au cœur des rucks. Lui n’est pas tombé dans le piège. Il a assuré ses tâches sans sourciller, avec force et détermination. Sa seconde apparition, à partir de la 63e minute, pour remplacer définitivement son coéquipier toulousain, s’est déroulée dans la même lignée. Mauvaka a amené sa puissance, son punch. Mais pas seulement, il a su partager sa lucidité et son sens du jeu. Un sens du jeu qui lui a permis de faire basculer la rencontre. Quand Jalibert, plaqué au sol et sans soutien proche, se retrouve sous la menace d’un « contest », c’est lui qui, par une course tranchante, est venu se proposer à hauteur et se lancer dans une course où il a résisté aux tentatives argentines de le stopper pour inscrire, à la 69e minute, l’essai qui fait passer le XV de France de 19 à 13 à 26 à 13. Fabien Galthié voulait des finisseurs décisifs, contrat pleinement rempli par Mauvaka.

Évidemment, force est de s’interroger désormais sur le statut de Mauvaka. Ce même statut qui fait débat depuis quelques semaines au Stade toulousain. Doit-il débuter les matchs au détriment de son partenaire de club Julien Marchand ? D’aucuns répondraient vite par l’affirmative sans prendre en considération l’importance qu’accorde désormais Fabien Galthié à la composition du groupe de joueurs qualifiés de « finisseurs ». Il n’empêche que la question doit trotter dans la tête du sélectionneur comme il hante parfois les nuits du manager du Stade toulousain Ugo Mola.

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