Les Springboks à l’arraché face au Pays de Galles

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    Les Springboks à l’arraché face au Pays de Galles Steve Haag / Icon Sport - Steve Haag / Icon Sport
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Victoire étroite et tardive, mais logique des champions du monde à Cardiff sous la pluie. Les Springboks ont capitalisé sur la force de leur mêlée, et la botte surpuissante du vétéran François Steyn.

Même sans lorgnette, on l’a vu venir de très loin, cette pénaltouche, cette prise de Vermeulen suivie d’un inexorable ballon porté. Une cocotte de dix mètres conclue par Malcolm Marx. À la 73e, l’Afrique du Sud venait de prendre les commandes : 20-18, puis 23-18 sur une dernière pénalité d’Elton Jantjes après un grattage de Steven Kitschoff. La victoire des Springboks n’a jamais fait de doutes dans notre esprit, question de ressenti et surtout, de force en mêlée. Les Gallois ont trop souffert face au cinq de devant des champions du monde, aussi bien celui du coup d’envoi avec Nyakanye et Nché comme piliers comme celui qui a fini la rencontre avec Koch et Kitshoff. Par quatre fois, M. Williams pénalisa la mêlée galloise, et on ne parle pas des sorties de balles perturbées pour le pauvre Tomos Williams. 

Les Gallois, assez handicapés, ont fait leur possible pour retarder l’échéance, leurs dirigeants avaient d’ailleurs refusé de faire fermer le toit du Millenium, faisant le pari que la pluie viendrait entraver la supériorité des champions du monde. Et ça a marché, jusqu’à un certain point puisque les Gallois menaient 12-9 à la pause, et même 15-9 à la 51e. Ils jouaient serrés, proches les uns des autres autour de leur pivot, Dan Biggar, plutôt à son aise.
Mais on sentait bien que la fin de la foire serait douloureuse. On crut l’estocade portée par l’ailier Makazole Mapimpi à la 69e, mais l’essai fut refusé pour un hors-jeu des avants sud-africains (à tort semble-t-il). L’action avait été impressionnante pourtant, avec cette relance magistrale de Cobus Reinach, suivie d’une chandelle et d’une course insolente d’Etzebeth. Quelle pichenette aux dépens de Tompkins, chassé comme un moustique. L’une des images du match.

Un énergumène sur la pelouse

« Nous sommes heureux d’avoir pu enfin trouver la faille. Nous avons été assez indisciplinés en première mi-temps. Mais nous nous sommes améliorés après la pause, nous avons trouvé les bonnes solutions », expliquait Jacques Nienaber. « Nous savions que ce serait dur, mais c’est notre mentalité, nous n’acceptons pas la défaite », poursuivit Siya Kolisi le capitaine. Les éternels grincheux trouveront que les deux équipes n’ont pas assez pris le large et qu’elles ont abusé des chandelles, ceux qui aiment le vrai rugby rétorqueront que dans ces conditions climatiques, on a goûté l’âpreté de la lutte.

La rencontre fut aussi marquée par deux faits majeurs, la pénalité de 55 mètres réussie par François Steyn, qui tire brillamment ses dernières cartouches à 34 ans ; puis cette irruption d’un énergumène dans le champ de jeu, sur une occasion galloise en plus. Liam Williams sembla vraiment changer sa course à cause de ce malotru, ceinturé par les stadiers et arrosés de bière par des supporteurs furieux. Qui sait si le sort du match n’est pas joué là.

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