Les Bleues ont rendez-vous avec les Black Ferns néo-zélandaises

  • Audrey Forlani et le XV de France sont face à un immense défi avec cette double confrontation contre les Black Ferns, qui restent, avec les Red Roses anglaises, des références mondiales.
    Audrey Forlani et le XV de France sont face à un immense défi avec cette double confrontation contre les Black Ferns, qui restent, avec les Red Roses anglaises, des références mondiales. Photo Icon Sport - Photo Icon Sport
Publié le , mis à jour

Cette double confrontations en France, (à Pau et à Castres) entre les « Humbles et Affamées » et les Black Ferns clôturera la dernière tournée d’automne avant la Coupe du monde, qui elle, aura lieu en Nouvelle-Zélande.

Un France-Nouvelle-Zélande, chez les hommes ou chez les femmes, à VII ou à XV, tant qu’il y a un ballon ovale au milieu, ça reste un événement. Opposition plutôt rare (voir ci-après), cette affiche nous sera donc servie deux fois en deux semaines, quel bonheur. La dernière fois que les deux équipes s’étaient affrontées deux fois consécutivement en novembre c’était en 2018. Le deuxième match est marqué d’une pierre blanche pour cette équipe tricolore, puisque dans un stade des Alpes de Grenoble plein à craquer, les Bleues avaient rompu la malédiction et triomphé pour la première fois devant les filles en noir, dans un scénario épique.

Et voilà donc la référence mondiale qui revient défier la France sur ses terres, même si ce n’était pas le plan initial. Cette tournée devait avoir lieu en Nouvelle-Zélande, pour se préparer au mieux à la Coupe du monde à un an de celle-ci, en prenant des marques physiques et psychologiques. Mais cette tournée devait, comme la Coupe du monde, avoir lieu un an plus tôt. Reportée et inversée, pour les raisons sanitaires que nous connaissons, ce double défi va enfin pouvoir se tenir. L’arène de cette première joute sera le stade du Hameau, déjà théâtre du grand chelem 2016 face à l’Irlande ou plus récemment d’un malheureux Crunch en ouverture du Tournoi 2019. Une nouvelle fois le Hameau s’apprête à vibrer pour ses héroïnes en espérant cette fois-ci imiter une autre ville au pied des montagnes.

En face, la référence mondiale qui se présente en tant que championne du monde à XV à VII et championne olympique en titre vient de se faire bousculer sévèrement deux fois en Angleterre. « Pour moi, le score ne reflète pas leur véritable niveau. Face aux Anglaises, elles n’ont pas réussi à défendre les ballon-portés, qui sont le véritable point fort des Red Roses. Elles encaissent trois essais ainsi sur le dernier match, ou bien elles concèdent une pénalité. C’est un manque à gagner de plus de 20 points à la fin, alors que dans les chiffres, elles rivalisent sur toutes les lignes », affirme Samuel Cherouk. Ce manque de coordination défensive criant a évidemment tapé dans l’œil de l’entraîneur des avants français, et il ne faudra pas s’étonner si à l’approche des lignes, les arrières devront attendre de voir comment évoluent leurs avants en mêlées spontanées avant de recevoir des ballons.
 

Place aux cadres

Si dans un an la Nouvelle-Zélande a donné rendez-vous au monde, samedi, c’est la France qui donne rendez-vous à la Nouvelle-Zélande et le point d’impact entre ces deux étoiles filantes va secouer. Exit les essais et les jeunes joueuses lancées les semaines précédentes, seule Coco Lindelauf se voit reconduite. Le duel psychologique qui connaîtra son paroxysme dans un an commence ici. Le Clermontois reprend : « Les filles ne sont pas craintives.

Elles sont encore dans le système, dans la stratégie. Ce genre d’émotions, le stress, peut-être que ça arrivera plus tard dans la semaine, mais-là on les sent focus. Avec l’envie et l’ambition de remporter ce match. C’est vraiment un test-match pour nous. Nous allons voir ou on en est notre projet. » Après deux ans isolées en Europe, voici l’occasion pour les Bleues de prouver que dans le sillage de l’Angleterre, elles ont fait des progrès énormes, qui leurs permettent de postuler à une place de premières dauphines.

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Baptiste Barbat.
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