XV de France : Romain Ntamack - Matthieu Jalibert, le débat qui déchire le rugby français

  • XV de France : Romain Ntamack - Matthieu Jalibert, le débat qui déchire le rugby français
    XV de France : Romain Ntamack - Matthieu Jalibert, le débat qui déchire le rugby français Icon Sport - Icon Sport
Publié le

Rarement, dans l'histoire, le rugby français n'avait été autant déchiré par un débat d'aspect purement technique. La paire « Jalitamack », il y a donc ceux qui la défendent et ceux qui la combattent. Qu'on le veuille ou non, elle devrait toutefois être reconduite, ce week-end...

Il faut croire que ce que nous considérions il y a encore six mois comme un luxe est aujourd'hui devenu un épineux problème. Avec le Bordelais Matthieu Jalibert et le Toulousain Romain Ntamack, le sélectionneur national Fabien Galthié dispose de deux des meilleurs joueurs du monde à leur poste. Il y a quelques mois, le patron sportif du XV de France s'est mis en tête de les associer au milieu du terrain tricolore, dans la configuration dite du « cinq-huitième » qu'ont systématisé les Britanniques.

Poussive sur sa première sortie face aux Argentins la semaine dernière, l'association « Jalitamack » devrait, si l'on en croit les entraînements de cette semaine, être reconduite face à la Géorgie ce week-end, à Bordeaux.

De quoi déchirer, un peu plus, ce petit peuple du rugby français toujours avide de grands débats. Olivier Magne, ancien flanker international, fait partie de ceux qui défendent la position du staff tricolore : « Il faut poursuivre dans cette voie, disait-il dans les colonnes du Midi Olympique. Romain Ntamack doit encore trouver des repères au poste de 12, mais ça va venir. J'ai trouvé les médias trop durs avec ce duo et de toute façon, Galthié a raison : les meilleurs doivent jouer. Par ailleurs, j'ai remarqué que la charnière Dupont-Jalibert a très bien marché et au bout du compte, c'est ce qui importe  ».

Dourthe : « On a mis le cochon dans le maïs »

À l’opposé, l'ancien trois-quarts centre international Richard Dourthe a quant à lui du mal à saisir l'intérêt d'une telle combinaison. Voici pourquoi : « Peu avant que ne débute cette tournée d'automne, Romain Ntamack était le bijou de cette équipe de France. Avant que ne soit donné le coup d'envoi de cette série de tests, le fils de « Milou » incarnait aux côtés d'Antoine Dupont, et aux yeux de beaucoup de nos adversaires, la meilleure charnière du monde. »

« Dès lors, pourquoi a-t-on démantelé un système qui marchait bien depuis deux ans ? Pourquoi a-t-on chamboulé une équipe qui n'avait certes pas tout gagné mais dont les rares défaites n'avaient tenu qu'à un cheveu, un coup du sort ? Je fais peut-être fausse route, je devrais probablement laisser plus de temps à cette option stratégique mais j'ai l'impression qu'en voulant à tout prix associer samedi soir Romain Ntamack et Matthieu Jalibert, on a mis le cochon dans le maïs, comme dit l'adage ». On souhaite vivement que « le petit chameau » se trompe...

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?