Jalibert, une sélection comme à la maison

  • Matthieu Jalibert va porter le maillot bleu chez lui, à Bordeaux.
    Matthieu Jalibert va porter le maillot bleu chez lui, à Bordeaux. Icon Sport
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Matthieu Jalibert va jouer dans sa ville avec le maillot de l’équipe de France. Un évenement particulièrement symbolique pour celui qui vient de prolonger son contrat avec l’UBB.

Pour Matthieu Jalibert, ce match sera à la fois une joie, une première et un retour en arrière comme fait exprès pour lui faire mesurer le chemin parcouru. Il affrontera la Géorgie à Bordeaux dans sa ville, devant un public forcément acquis à sa cause. Une façon symbolique de consacrer son extraordinaire début de carrière. On ne peut pas oublier cette soirée de novembre 2017 quand, à 19 ans, il joua au stade Chaban-Delmas avec les Barbarians contre les Maoris. Première sortie internationale.

Dimanche, il entrera sur la pelouse du Matmut Atlantique comme un enfant prodige. « C’est difficile de savoir comment nous allons gérer ses émotions le jour d’un match si spécial mais c’est beaucoup de plaisir et d’excitation, forcément. Bon, ce n’est pas notre stade habituel mais je sais que de nombreux supporters de l’UBB seront là », a-t-il confié cette semaine dans les colonnes de 20 minutes. Il a aussi œuvré pour distribuer des places à toute sa famille, exercice classique  de quasiment tous les internationaux : « On a déjà anticipé (sourire). Il y a un quota mais pour toutes les personnes qui me sont chères, on va trouver un moyen. Ceux qui ne sont pas sur Bordeaux, je les ai déjà invités pour le match contre l’Argentine. »

 

Une première depuis mai 1995

Depuis quand un pur produit du rugby bordelais n’a pas évolué sous le maillot bleu ? Depuis Maxime Machenaud, appelé pour la première fois en 2012, mais le demi de mêlée formé au Stade bordelais (avant de rejoindre Bègles et l’UBB) avait déjà quitté la Gironde. Il était alors à Agen. Comme avant lui les Brugnaut, Sourgens, Laussucq, Girondins exilés au moment de leurs sélections. Sauf erreur de notre part, il faut remonter à William Téchoueyres, le 30 mai 1995 pour revoir un « Bordeluche » international en jouant dans sa ville.

Les autres sélectionnés récents de l’UBB n’étaient pas des purs produits bordelais, même pas Baptiste Serin, originaire de Parentis-en-Born dans les Landes, ni Jefferson Poirot, originaire de Lalinde en Dordogne et aspirant pro à Brive..
Ce match international à Bordeaux arrive  comme pour fêter la prolongation de contrat de Jalibert avec l’UBB, preuve que le club est capable de garder ses pépites. Après tout, ce n’était pas couru d’avance.

« Oui, c’est important d’avoir un environnement positif autour de moi. Bordeaux est à la fois une ville de connaisseurs de rugby mais une ville où on est assez tranquille. Les gens sont bienveillants, c’est plutôt plaisant. J’ai lu beaucoup de choses dans la presse sur des clubs qui me voulaient mais c’était difficile de me projeter ailleurs. J’ai la chance d’être dans un club en plein développement, avec un président qui veut construire autour de moi, les choses ont toujours été claires dans mon esprit. » On a bien dit «prodige», nons pas «prodigue.».

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Jérôme Prévot
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