Les Blacks, à la poursuite des cent essais en une seule saison

  • Samuel Whitelock mènera les All Blacks face à l'Irlande.
    Samuel Whitelock mènera les All Blacks face à l'Irlande. - Newspix / Icon Sport
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Avant de venir à Paris, les All Blacks seront à Dublin où ils avaient trébuché en 2018.Vont-ils franchir le cap des cent essais marqués dans une saison ? Ce serait un exploit historique de plus.

Il y a trois ans, ce fut le sommet de l’ère Joe Schmidt. 16 à 9 avec cet essai « clinique » de l’ailier de l’Ulster Jacob Stockdale, sur un renversement petit côté après touche. Prototype de la combinaison prévue de longue date. Il avait couronné l’extraordinaire année 2018 de l’Irlande « chelemarde ». Pour la première fois, les Celtes avaient terrassé les All Blacks à Dublin. En 2021, Joe Schmidt n’est plus là, Jacob Stockdale, blessé, n’est pas dans le groupe.

L’Irlande n’a plus tout à fait le même irrésistible allant. Les All Blacks ont d’ailleurs pris leur revanche de manière éclatante en quart de finale de la Coupe du monde : 41 à 19, un match vraiment extraordinaire sur le plan offensif. Avec un nouveau sélectionneur, Ian Foster, et un nouveau capitaine, Sam Whitelock les hommes en noir reviennent à Dublin en conquérants évidemment. Depuis la fin du Rugby Championship, ils ont marqué 104 points face aux Américains, 54 face à des Gallois handicapés et 47 face aux Italiens. Sur l’année civile, les Néo-Zélandais ont déjà battu le record d’essais marqués par une sélection. Ils ont frappé 96 fois depuis le mois de juin, contre 92 pour les Pumas de 2003.

Samedi, ils sont en course pour atteindre la barre des cent essais, si ce n’est pas pour Dublin, ce sera peut-être pour Paris. En tout cas, par deux fois déjà, les Néo-Zélandais ont passé la barre des cent points sur un match (États-Unis et Tonga), une autre première historique. Mais il se trouve des voix pour dire aux All Blacks qu’ils pourraient être fatigués en fin de parcours, au moment de négocier les rendez-vous de Dublin et de Paris. On a un peu de mal à y croire parce que Ian Foster a fait tourner son effectif pour les trois premiers rendez-vous. Seule petite pointe d’inquiétude, le rappel du demi de mêlée Aaron Smith, qui était resté au pays pour assister à la naissance de son second enfant.

Après la fracture du nez de Brad Weber, les sélectionneurs n’ont pas résisté à la tentation de récupérer l’homme aux 101 sélections. On les a sentis un peu méfiants sur les capacités du troisième choix Finlay Christie (cinq sélections) à tenir la distance lors des très grands rendez-vous. On les a sentis rassurés à l’idée qu’ils pourraient venir en France, avec dans leur arsenal le duo TJ Perenara-Aaron Smith pour distribuer les ballons ou les trier.
Quand on sait qu’il s’agit de mettre Beauden Barrett ou Richie Mo'ounga dans un fauteuil, le côté crucial de la décision saute aux yeux. La vitesse d’exécution est une clé de la machine de guerre néo-zélandaise, tout le monde le sait. Les Irlandais mieux que personne. Samedi dernier, ils ont fait un véritable festival offensif contre de pâles Japonais (60-5). Ils ont inscrit neuf essais au pays qui les avait battus en Coupe du monde.

 

Sexton n’est pas là pour s’amuser

Mais Jonny Sexton a prévenu, les Irlandais ne se sentiront pas obligés d’ouvrir les vannes samedi : « On aura le droit de le faire, mais on saura aussi d’adapter si la rencontre prend un tour différent. Si une équipe nous présente un autre type de défense que les Japonais samedi, on essaiera de faire au mieux. »

Le demi d’ouverture de l’Irlande n’est pas du genre à jouer du violon. Après cent sélections, il connaît la musique et ne rentre pas sur la pelouse pour amuser la galerie. L’arrière du Leinster Hugo Keenan a poursuivi dans la même veine. « Nous devons éviter de nous retrouver à défendre sur plusieurs phases. Une façon de les affronter consiste à la mettre sous pression. Nous pouvons aussi pratiquer la « try scoring defense, on l’a d’ailleurs vu contre le Japon. Sur de longs coups de pied, nos montées défensives pour leur mettre la pression, ont été très bonnes, avec Iain Henderson et Andrew Conway par exemple. Ils ont causé des fautes adverses et nous en avons bénéficié. Nous travaillons pas mal ces situations avec Simon Easterby et plusieurs gars les maîtrisent à fond. »
Du jeu de « Kick and Chase » des familles… On en salive d’avance. 
 

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Jérôme Prévot
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