Le grand soir du rugby

  • 68ème cérémonie des Oscars Midi Olympique
    68ème cérémonie des Oscars Midi Olympique
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L'édito d'Emmanuel Massicard... Allez, soyons bons princes. Oublions le brouillon. Les quelques déceptions individuelles, le collectif tricolore longtemps poussif, l’arbitrage (parfois lunaire), les Géorgiens à contre-emploi et ce deuxième test automnal qui laissa sur sa faim le public girondin. Chaud avant l’entrée des joueurs, trop vite discret en suivant. La preuve que l’ampleur du score, face à une nation en progrès mais toujours de second plan, ne rassure pas totalement. Surtout avant d’avoir à affronter la Nouvelle-Zélande.

C’est dit : retenons la victoire. Pour sa seule beauté qui nous laisse espérer (quoi de plus beau) le hat trick face aux Néo-zélandais. Après tout, les Irlandais les ont bien fait chuter. Mais ne rêvons pas : cette équipe réinventée, fruit de la mixité entre les révélations des tournées bricolées par la force de la Covid et les espoirs tricolores très vite intronisés tauliers, a encore du pain sur la planche. Elle doit apprendre, gagner en maîtrise, gérer les matchs et les émotions, faire fi - ou avec - les ego forcément titillés par la concurrence intensifiée par les choix de Fabien Galthié. Qui doit désormais tirer sur les bonnes ficelles, avec justesse et autorité.

Vous connaissez la chanson : l’avenir est devant. Avec, plein fer, les All Blacks au bout de la route. Trop tôt ? Peut-être bien. Mais clairement indispensable. On ne fait pas mieux pour susciter les fantasmes, ou les cauchemars. Ce lundi démarre la semaine de toutes les espérances. Certainement la plus grande semaine du rugby français, cette année. Parce qu’on ne joue pas les « Néo-Zed » tous les ans. Parce qu’on ne les a plus battus depuis 2009. Parce que l’emporter et signer la passe de trois, reviendrait à signer un magistral exploit.

Mais nous n’en sommes pas là. Pas encore. Et face à l’urgence d’un temps qui file toujours trop vite, on vous réserve le meilleur dès lundi soir avec les 68es Oscars Midi Olympique. Notre ballon d’or, un témoin de l’histoire et forcément une référence.

Les Bleu(e)s ne sont pas encore champion(ne)s du monde mais certain(e)s d’entre eux (elles) comptent pour un(e) sur l’échiquier mondial. Ils (elles) sont même quelques-un(e)s à faire référence et à - déjà - mériter, dans le sillage d’Antoine Dupont, les honneurs qui leur seront faits sous les lampions dorés et parisiens du Pavillon Gabriel, à deux pas des Champs-Elysées. Impossible de faire mieux, faites-nous confiance.

C’est tout à la fois le plaisir, l’honneur et le devoir de Midol d’avoir à présenter et à mettre en lumière le meilleur du rugby français. Le temps d’un soir, nos Oscars participeront donc à écrire la légende d’un sport qui fédère, attise les passions et fait se tutoyer joueurs, dirigeants, patrons et autres grands noms du show-business ou de la politique. Anachronique dans ce monde où certains « likent » via les réseaux sociaux ce dont ils ne savent absolument rien ? Peut-être. Et même certainement. Mais assez authentique, sincère et riche pour que cette tradition reste un moment à part, souvent grandiose, que l’on n’oubliera jamais et que l’on se fera toujours un devoir de partager avec vous.

Patience, pour le palmarès. Et rendez-vous sur Rugbyrama.fr dès 20 heures pour déguster la soirée. Même si le contexte impose les plus strictes mesures sanitaires, il n’est plus temps d’avoir à vivre en mode « virtuel », sans partage réel et avec des émotions mises sous clé à force de simulations. Les Oscars du rugby sont là. Profitons donc de l’aubaine et rêvons en grand. Dans le sillage des Bleus et de leurs espoirs. Demain et, croyons-le, pour longtemps.

Midi-Olympique.fr
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