XV de France - Coq en stock : Léo Coly (Mont-de-Marsan), étoile montante

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    Coq en stock : Léo Coly, étoile montante Icon Sport
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Le Montois est la sensation du début de saison en Pro D2, un animateur inspiré et un buteur précis. Le Top 14 tend les bras au champion du monde des moins de 20 ans.

La mine d’or paraît sans fond. Le rugby français n’en finit plus de produire des demis de mêlée de qualité : après Antoine Dupont, Baptiste Couilloud, Baptiste Serin ou encore Nolann Le Garrec, le grand public va progressivement apprendre à connaître Léo Coly. À 22 ans, le natif de Rennes s’est imposé comme un des tout meilleurs joueurs et buteurs du Pro D2 en ce début de saison. Sous les couleurs du Stade montois, il n’en finit plus d’affoler les compteurs : sur ses six premiers matchs, il comptabilisait cinq essais et un total de 98 points à son actif.

Des stats dignes des plus grands avec, en point d’orgue, cette prestation à trente et un pions sur la pelouse de Bourg-en-Bresse lors de la 2e journée. « Léo est épanoui, il prend une autre dimension », savoure l’entraîneur des lignes arrière du Stade, Rémi Tales. Avec un temps de retard sur les prévisions, Léo Coly est en train de s’imposer comme une des sensations du poste. Arrivé en 2016 à Mont-de-Marsan, après avoir été formé à Biscarrosse, il avait effectué ses débuts en professionnel à tout juste 19 ans, le 7 décembre 2018, contre l’Union sportive bressane, d’ailleurs, avant de participer activement à la conquête du titre de champion du monde des moins de 20 ans, en juin d’après.

« Ça m’a fait redescendre sur terre »

Cette ascension fulgurante a quelque peu été contrariée en suivant. Par le Covid mais pas seulement : son année 2020-2021 avait souffert d’un criant manque de régularité au sein d’une formation en difficulté. « La saison dernière a été compliquée pour l’ensemble du groupe et pour moi particulièrement, confiait-il début septembre. Jusqu’alors tout était allé très vite, tout me souriait, et l’an dernier je me suis trouvé un peu en échec. Cela m’a fait redescendre sur terre et m’a donné envie de travailler plus fort pour performer lorsque j’ai la chance d’être sur le terrain. C’est le cas pour l’instant, mais rien n’est acquis. Dans ce sport, lorsqu’on fait une mauvaise performance on peut l’effacer au match suivant, mais l’inverse est vrai aussi. On attendra la fin de saison pour savoir si j’ai réussi à rester à peu près constant. »

Autumn Nations Series - Léo Coly (Mont-de-Marsan) avec les Barbarians français face au Tonga
Autumn Nations Series - Léo Coly (Mont-de-Marsan) avec les Barbarians français face au Tonga Icon Sport

Récompensé d’un Oscar Midi Olympique espoir, mi-octobre, Léo Coly en est conscient : le plus dur sera de tenir ses promesses. Une saison 2021-2022 accomplie serait en tout cas un vrai marqueur de progrès. Elle pourrait lui ouvrir les portes de l’élite. Bien que sous contrat jusqu’en juin 2025 avec le club landais, le jeune demi de mêlée attise de vives convoitises sur le marché des mutations. L’an passé, déjà, Sébastien Piqueronies, connaisseur du spécimen pour l’avoir entraîné en Bleuet, avait tenté de le recruter à Pau. Si Léo Coly poursuit sur la lancée de son été indien, son accession au plus haut niveau n’est plus qu’une question de temps. Là où il pourra se frotter aux tout meilleurs, les Dupont, Couilloud et autres Le Garrec.
 

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