Pro D2 - Damien Anon, le Barbarian de l’USC

  • Après sa victoire en Supersevens, Damien Anon souhaite une victoire face à Grenoble pour regarder vers le haut du tableau. Photo Stéphanie Biscaye
    Après sa victoire en Supersevens, Damien Anon souhaite une victoire face à Grenoble pour regarder vers le haut du tableau. Photo Stéphanie Biscaye Stéphanie Biscaye
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L’ouvreur ou demi de mêlée de l’USC a connu un mois de novembre captivant. A Colomiers, il a inscrit un essai capital. La semaine dernière, il a été sacré champion de France à VII avec les Barbarians. Pour la réception de Grenoble, Damien ne peut qu’aspirer à la victoire.

Il est arrivé à Carcassonne au terme de la saison 2017 en provenance du Racing 92 flanqué d’une flatteuse carte de visite. Sous la tunique ciel et blanc, il a eu la joie de coiffer trois couronnes nationales avec les juniors Crabos en 2014 face à Auch avec comme adversaire direct, un certain Antoine Dupont et à deux reprises avec les espoirs. Pas plus tard que le week-end dernier, il a ajouté une autre ligne à son palmarès, le Super Sevens qui avait pour cadre la défense Arena. Damien était dans l’équipe des Barbarians laquelle a été sacrée face aux Monégasques en finale. "J’ai été contacté pour être dans le groupe. Une telle opportunité, ça ne se refuse pas. De plus, j’aime le VII par sa vitesse, sa stratégie. Au Racing dans les équipes de jeunes, on avait occasion de s’entraîner à VII. D’ailleurs, nous avons remporté le titre de champion de France à deux reprises. Pour en revenir au Super Seven, c’était sur le plan humain et sportif, une très belle expérience." De quoi redonner le moral au demi de mêlée et ouvreur de l’USC qui à ce jour, n’a été que titulaire à une seule reprise. C’était lors du déplacement à Oyonnax le 10 septembre dernier.

Grenoble, un match charnière

Ensuite, il est entré à trois reprises à Montauban, à Albert-Domec face à Mont-de-Marsan et lors de la dernière journée à Colomiers. Justement à Colomiers, dans son rôle d’impact player, Damien a remis l’USC dans le sens de la marche (victoire 17-16). À la 71e minute alors que Colomiers mène (11-3), il récupère un ballon libéré au pied à hauteur des 22 mètres. Après une course de plus de soixante-dix mètres, il arrive le premier dans l’en-but et change ainsi la physionomie de cette fin de rencontre. "D’accord, les supporters me félicitent pour cet essai. Mais, il est à mettre à l’actif de la défense, souligne l’intéressé. Tout au long de la rencontre, il y a eu un gros pressing défensif. Les Columérins ont été dans l’obligation d’utiliser le jeu au pied. J’ai récupéré un bon ballon, j’ai ensuite exploité une faille dans la défense adverse. À Colomiers, c’est la victoire de tout un collectif. Ce match s’est gagné à vingt-trois. Ce succès, à Colomiers, il doit être validé par une victoire face à Grenoble. Ce soir, c’est un match charnière. Si on vient à s’imposer, on s’autorise à regarder vers la première partie du classement. En revanche si on échoue, disons que la victoire à Colomiers n’aura servi à rien."

L’USC a de bonnes raisons de redouter son hôte de l’Isère. En huit confrontations officielles à ce stade du Pro D2, les Grenoblois revendiquent sept succès à leur actif. L’unique victoire carcassonnaise a été acquise la saison écoulée sur l’herbe d’Albert-Domec (16-12). D’ailleurs, Damien faisait partie du groupe victorieux. Après son essai salvateur face à Colomiers, le titre à VII avec les "Babas", une victoire face à Grenoble ferait de ce mois de novembre 2021, un mois inoubliable pour le Barbarian de l’USC.

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Didier NAVARRE
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