Test match - Le pack français : "Un judo permanent"

  • Test match - Emeline Gros et Gaëlle Hermet (France) sur un ballon porté face à la Nouvelle-Zélande
    Test match - Emeline Gros et Gaëlle Hermet (France) sur un ballon porté face à la Nouvelle-Zélande Icon Sport - Pierre Costabadie
Publié le , mis à jour

Le pack des Bleues est aujourd’hui sa plus grande force. Référence mondiale, il a, ce samedi, d’abord permis à ses arrières d’exprimer tous leurs talents, avant de prendre le dessus à l’usure sur le pack adverse. Décryptage.

Le pack français c’est d’abord une mêlée. Peut-être la meilleure au monde. Celle qui prend outrageusement le dessus sur des nations un peu moins réputées et qui use les meilleures nations au monde. Pourtant, le pack français n’est pas le plus lourd, il n’a pas les gabarits les plus impressionnants, d’autant plus en l’absence de la pilier Rose Bernadou, remplacée par la néo-capée Coco Lindelauf, qui tout comme sa talonneur Agathe Sochat n’est pas une montagne. Pour autant, ces filles-là on saisit l’art de la mêlée qui, tout comme pour les mauls, n’est pas seulement une épreuve de force brute mais une science à part entière. L’entraîneur des avants Samuel Cherouk s’attelle à travailler cet art avec ses joueuses : "C’est un rapport de pressions, d’équilibres. C’est surtout beaucoup de communications. On demande aux numéros 2, 3, 5 et 8 de communiquer tout au long de l’effort, pour guider et intensifier la poussée." Mis à part la talonneur point central de cet exercice, les deux joueuses qui ont une position stratégique et ouverte provoquent un vacarme essentiel dans cet effort si court et intense. En l’occurrence il s’agit des filles les plus imposantes de ce pack : Annaëlle Deshayes, Audrey Forlani, et Emeline Gros. "C’est un peu la même chose pour les mauls, poursuit Samuel Cherouk. On se sert des pressions adverses on décale l’effort, pour créer une contre pression, c’est judo permanent. Quand on joue une pénaltouche, c’est comme un pénalty, si on le gère bien, on doit marquer."

Pourtant pénalisée

La mêlée française a pourtant été chahutée à l’heure de jeu. Si le pack a pris le dessus dès la demi-heure et se montrait dans l’avancée dans le jeu courant et en conquête, c’est l’arbitre de la rencontre qui est venu mettre des battons dans les pattes de l’édifice français en sifflant plusieurs pénalités consécutives. "On n’a pas tout compris, reprend l’entraîneur, l’arbitre nous a indiqué que nous poussions en travers, alors que c’est la gauchère adverse qui est très clairement en travers. La mêlée est parfois mal-arbitrée au niveau international, mais ça fait partie du jeu."

Lise Arricastre, la pilier internationale forfait a pour habitude de dire que la mêlée française n’était pas la plus puissante mais certainement la plus intelligente, va-t-elle rectifier le tir ? Réponse ce week-end.

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Baptiste Barbat
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