Vichy a du pain sur la planche

  • Laurent Pous (à gauche), associé à Sébastien Caravera, mesure l’ampleur de la tâche qui l’attend. Photo DR Laurent Pous (à gauche), associé à Sébastien Caravera, mesure l’ampleur de la tâche qui l’attend. Photo DR
    Laurent Pous (à gauche), associé à Sébastien Caravera, mesure l’ampleur de la tâche qui l’attend. Photo DR
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Dernier de sa poule de Fédérale 2, le RCV se reconstruit avec Laurent Pous, arrivé de Salanque Côte Radieuse il y a quelques semaines.

Vichy n’est pas guéri. Loin de là. Dimanche dernier, il a plongé à domicile contre Meyzieu (12-36), après avoir pourtant tenu le choc en première période. On pensait pourtant les Vichyssois capables de décrocher une deuxième victoire. Après tout, après un premier succès décroché contre Nantua mi-octobre, ils avaient tenu la dragée haute au leader, Annecy, avant de s’incliner de peu à Saint-Priest, après avoir fait la course en tête une bonne partie de la rencontre. Mais il faut croire que le mal est plus profond. Contre Meyzieu, les Auvergnats ont fini par lâcher mentalement.

Arrivé il y a un peu plus d’un mois, en remplacent d’Olivier Chazaud, qui continue sa mission de manager au sein du club sur les catégories jeunes, Laurent Pons, mesure l’ampleur de la tâche, qui l’attend, avec Sébastien Caravera, l’entraîneur des trois-quarts. "Le chantier est colossal au niveau sportif, explique-t-il. Nous sommes engagés dans un travail de construction, dont j’espère que les effets se feront sentir sur la phase retour. Il a déjà fallu ressouder le groupe, remettre les choses à plat. Je peux faire passer mes messages et mes idées."

Mais l’ancien troisième ligne n’a pas de baguette magique. En quittant la Salanque Côte Radieuse fin septembre, où il entraînait depuis trois saisons, il savait que la tâche serait ardue, qu’il ne venait pas tant comme le pompier de service que pour construire sur du court et du moyen terme. Avec un groupe rajeuni, qui a perdu des forces vives à l’intersaison, il y a beaucoup de choses à remettre en place. "Je savais où je mettais les pieds, sourit-il. J’ai 48 ans, et ma venue ici s’inscrivait également dans un projet personnel. L’objectif est de travailler pour l’avenir, de remettre à flot le collectif. En Pays catalan, nous n’avons pas de gros moyens et nous sommes habitués à construire avec des jeunes. Si on me laisse du temps pour réaliser ce que j’ai en tête, on peut se faire plaisir…"

 

"travailler pour l’avenir"

 

À court terme, il devrait en avoir. Mais les prochains matchs risquent d’être compliqués et de donner des maux de tête. Vichy se déplace en effet dimanche à Voiron, qui ne peut pas laisser les équipes de tête s’échapper, avant de recevoir le Servette Genève, et de recevoir Clermont-Cournon pour le derby… Et début janvier, l’année reprendra par un voyage à Villefranche-sur-Saône qui colle 40 points à tout le monde depuis quelques journées… Pour autant, il n’est pas question de réduire la voilure et de proposer un jeu restrictif. "Ma vision des choses est de travailler pour l’avenir."

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Sébastien FIATTE
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