Bourg-en-Bresse en mode survie

  • Sous pression après un début de saison moyen, les Violets ont su réagir. Et décrocher un succès dans un match qui peut servir de base pour la suite.
    Sous pression après un début de saison moyen, les Violets ont su réagir. Et décrocher un succès dans un match qui peut servir de base pour la suite. Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Sous pression après un début de saison moyen, les Violets ont su réagir. Et décrocher un succès dans un match qui peut servir de base pour la suite.

Une victoire et de l’espoir. Alors qu’il y avait urgence, l’US Bressane s’est offert un précieux succès devant Béziers (30-22). Sous pression avant cette rencontre, les joueurs se sont mis en mode survie. « Nous étions dans une situation difficile, énonce le manager Yoann Boulanger. Il y avait deux façons de voir les choses. On pouvait voir la porte qui se fermait et ne pas trouver d’issue. Nous nous avons plutôt vu qu’il y avait une fenêtre qui pouvait s’ouvrir. Il y a toujours des opportunités, même dans les situations difficiles. »

Et les opportunités, les Bressans se les sont créées ! Ils ont livré une première période très qualitative avec un énorme investissement et une stratégie efficiente. Avant ensuite de faire le dos rond dans le deuxième acte pour résister au retour héraultais. « Au-delà de la victoire, nous avons montré notre vrai visage en première période, apprécie l’ouvreur entré au centre Mathis Viard. Une équipe solidaire, qui avance ensemble. Et si on a eu plus de mal en deuxième mi-temps car nous avons fait beaucoup de fautes, nous n’avons rien lâché jusqu’au bout. Nous sommes allés au bout de ce match avec les valeurs du club : engagement et coopération. » Cet investissement a empêché Béziers de réussir à renverser la tendance, malgré une grosse domination territoriale et de possession dans le deuxième acte. « Bourg a fait un match avec beaucoup de valeurs et d’intensité », confirme l’entraîneur biterrois Pierre Caillet.

Une base pour la suite

Si l’USB a encaissé trois essais, elle a obligé l’adversaire à s’employer pour le faire sur deux d’entre eux. Surtout, elle n’a pas connu un énorme trou d’air de quelques minutes, qui aurait relancé l’adversaire. Comme cela a trop souvent été le cas cette saison. « Nous avons franchi un cap mentalement et avons été dans l’engagement de la première à la 80e minute, apprécie le deuxième ligne Bence Roth. Nous savions que nous devions nous réveiller dans ce championnat. » « L’équipe a fait bloc et a su résister, ce sont des signaux positifs pour la suite », complète Yoann Boulanger. Avant de nuancer : « En deuxième période, nous avons un peu baissé de pied sur ce que nous voulons faire. Cela montre que nous sommes encore fragiles. Il faut insister sur l’exigence mise en première période, insister sur cela. Nous sommes encore loin du compte, même si cela fait du bien à tout le monde. » Le bol d’air sera en effet de courte durée avec un menu copieux à avaler pour les Violets, avec des déplacements à Nevers et Colomiers, entrecoupés des réceptions de Bayonne et Grenoble. « Maintenant, nous avons une bonne base pour travailler », lance Mathis Viard. Et qui sait, la situation difficile vécue par le groupe pourra peut-être servir à le cimenter un peu plus sur la durée…

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Julien VEYRE
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