Coaching gagnant pour Carcassonne

  • Grâce à une belle seconde période, Clément Doumenc et les Carcassonnais sont venus à bout des Grenoblois.
    Grâce à une belle seconde période, Clément Doumenc et les Carcassonnais sont venus à bout des Grenoblois. Midi Olympique / Stéphanie Biscaye - Stéphanie Biscaye
Publié le , mis à jour

Mené 9-6 à la reprise, Carcassonne a trouvé la solution à la 50e minute. L’encadrement a procédé à un changement de cinq joueurs. Une tactique qui s’est avérée fructueuse.

Au sein de ce second échelon professionnel, Grenoble est la bête noire désignée de Carcassonne. Depuis 2012, date où les deux formations ont commencé à croiser le fer. Le FCG a trusté les victoires face à l’équipe du président Calamel. Jusqu’à la précédente saison, les Isérois étaient sur une série de six succès consécutifs. La saison écoulée, à Albert-Domec, l’USC a stoppé l’hémorragie en s’imposant (16-12). Cette année, Grenoble est reparti les poches vides de la cité médiévale. Le FCG n’est plus l’équipe maudite pour Carcassonne. Les Isérois ont ainsi enregistré leur septième revers de la saison. Cela dit, Ils peuvent légitimement regretter la première période où ils ont eu une mainmise sur le débat et cette pénalité manquée par Jonathan Bousquet à une minute du changement de côté des 45 mètres en biais. Elle aurait permis au FCG de mener (9-3). Sur le renvoi aux 22, Carcassonne hérite d’une mêlée à hauteur des trente mètres et par la suite d’une pénalité que concrétise Samuel Marqués offrant la parité à la pause (6-6).

« Ce coaching était prémédité »

Le débat va finalement basculer favorablement pour l’USC à la 50e minute. L’encadrement procède à un changement massif de cinq joueurs. Thomas Sauveterre, Tim Agaba, Aurélien Azar, Thomas Dolhagaray et Christian Van der Merwe entrent en scène. Le coaching décrié notamment face à Rouen (perte du bonus offensif) et Provence Rugby (défaite concédée dans les dernières minutes) s’est avéré être l’arme fatale. Avec l’apport de ce sang neuf, Grenoble s’est effacé peu à peu. « Ce coaching était prémédité, précise le coach des avants Mathieu Cidre. On savait que Thomas, Aurélien et Tim allaient nous amener de la puissance. Dans les airs, « Chris » Van Der Merwe a répondu à nos attentes. Par la qualité de son jeu au pied, Thomas Dolhagaray nous a amené une plus-value. Il est précieux sur l’essai de Sione Tui. En résumé, ce fut un coaching gagnant. Dans cette victoire, j’englobe aussi les quinze joueurs titulaires. Dans le combat, ils ont procédé à un gros travail d’usure. »

L’autre motif de satisfaction c’est la défense. Pour la première fois de la saison, l’adversaire n’a pas réussi à franchir la ligne de but audoise. Et pourtant en première période, les attaquants isérois n’ont pas été avares d’intentions. La paire de centre Romain Barthélémy et Adrien Séguret a sans cesse défié sa rivale. Mohamed Qadiri et Benito Masilevu ont été particulièrement actifs sur leur aile. Mais, le verrou défensif carcassonnais a été hermétique. « Il y a la satisfaction de la victoire, précise l’ailier Benoit Jasmin. Et aussi ce plaisir de ne pas avoir encaissé d’essai. C’est le fruit du travail et aussi l’apport d’Aurélien Cologni. Dans ce domaine, il nous amène de la rigueur et de la communication. »

Désormais neuvième, Carcassonne regarde vers le haut. Christian Labit peut préparer le déplacement chez son ami, Yannick Bru, l’esprit tranquille.

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Didier Navarre
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