Top 14 - Brive doit rallumer la flamme

  • Jeremy Davidson (Brive) assène les consignes à son groupe
    Jeremy Davidson (Brive) assène les consignes à son groupe Icon Sport - Alexandre Dimou
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Depuis deux mois, Brive peine en attaque, avec seulement trois essais marqués en sept journées. À Toulouse, où il n'aura rien à perdre, le CABCL a tout intérêt à se libérer.

« Je n’ai pas été surpris par le volume de jeu mis par les Brivistes : ils ont une équipe complète et complémentaire avec de forts porteurs de balles et des joueurs qui utilisent bien les espaces. » Le compliment avait été adressé par le manager palois Sébastien Piqueronies, le 18 septembre dernier, au terme d'une démonstration corrézienne (30-13). À l’époque, Brive comptait deux succès bonifiés en trois journées, fort d'un total de dix essais. « L’équipe a montré qu’elle avait vraiment envie de mettre du jeu en place et de prendre du plaisir avec le ballon », appréciait Jeremy Davidson, désireux de voir ses protégés donner de l'envergure à leur rugby.

Depuis, la flamme s'est éteinte. Les statistiques, en tout cas, dénotent : sur les sept dernières journées, le CABCL a inscrit seulement trois essais et affiche une moyenne de douze points par match. Brive score avec difficulté et se crée de moins en moins d'occasions : le CABCL pointe à la dernière place du classement des franchissements avec 20 unités à son compteur. Idem pour le nombre de passes, témoignage chiffré d'un rugby moins enlevé. Les Corréziens peuvent avancer des circonstances atténuantes : ils ont affronté de nombreux prétendants aux premières places sur les deux derniers mois, ont parfois composé avec des conditions extrêmes et ont été confrontés à des absences de premier ordre, leurs fers de lance Fa'aso'o et Kamikamica en tête.

L'Usap était venue sans complexe

Si cette inefficacité a pu être compensée par de remarquables performances défensives, face à Paris et au Racing 92 notamment, l'ancien champion de France de Pro D2 devra retrouver son allant estival au plus vite sous peine de voir sa position menacée. Le déplacement à Toulouse, aussi périlleux soit-il sur le papier, peut paradoxalement permettre aux hommes de Jeremy Davidson de se libérer. À Toulouse, ils n'auront rien à perdre. Le promu perpignanais, avant les vacances, s'était présenté sans complexe et avait rivalisé pendant près d'une heure, franchissant à trois reprises et battant dix-huit défenseurs au passage. La preuve que même à Ernest-Wallon, tout reste possible, surtout quand les champions de France et d'Europe n'alignent pas leurs internationaux. Après le détour par la Haute-Garonne, Brive se déplacera à Lyon. Deux défis majeurs pour rêver d'un exploit. Ou, à tout le moins, pour raviver la flamme en attaque.

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