Grenoble veut se relever face à sa bête noire narbonnaise

  • Après les Carcassonnais c’est leur voisin audois que les Grenoblois d’Eric Escande vont affronter. Le FCG doit avoir le déclic pour éviter la défaite de trop. Photo S. B.
    Après les Carcassonnais c’est leur voisin audois que les Grenoblois d’Eric Escande vont affronter. Le FCG doit avoir le déclic pour éviter la défaite de trop. Photo S. B. Midi Olympique - Stéphanie Biscaye
Publié le , mis à jour

Une semaine après avoir reçu une claque à Carcassonne, les Alpins disputeront ce match de la peur face à leur historique bête noire narbonnaise. De quoi réveiller des frayeurs chez les plus anciens supporters avant ce match de la peur…

C’est peu dire que le FCG a subi une immense claque à Carcassonne en se montrant pour la première fois de son histoire incapable de ramener le moindre point d’un déplacement dans la préfecture de l’Aude. Un voyage initiatique vécu comme une leçon de rugby pragmatique de la part des hommes de Christian Labit, qui ont une nouvelle fois rappelé aux Isérois de quel bois le rugby de Pro D2 était fait.

Un jeu sans raffinement ni fioritures, peut-être, mais qui a le mérite de rappeler chaque week-end certains basiques indispensables, comme la nécessité de présenter une bonne conquête, d’occuper le camp adverse et de gagner la ligne d’avantage. Soit autant de préceptes fondamentaux que les Grenoblois oublient trop souvent de respecter, qui s’entêtent régulièrement à tenir le ballon, même dans leur propre camp. Jusqu’à commettre ces fautes qui font si régulièrement le miel de leurs adversaires, et plus encore lors de ces matchs au stade des Alpes où les locaux se sentent légitimement obligés d’assumer leur part de jeu…

 

Narbonne voudra exploiter la faille

Trop sévère, comme constat ? Peut-être, après tout. Reste que tous les adversaires de Grenoble procèdent désormais de la même manière, renvoyant sans vergogne le ballon au pied dans le camp des Alpins, en attendant que ces derniers s’épuisent à le remonter à la main.

La preuve ? Le FCG doit être la dernière équipe professionnelle, Top 14 et Pro D2 confondues, à n’avoir encore pas trouvé un 50 : 22 depuis le début de la saison. Le genre de détail qui illustre en grande partie les manques de l’équipe, dont trop de concurrents profitent… Et il n’y a aucune raison que les Narbonnais cherchent à procéder autrement, dont les plus vieux supporters du FCG savent qu’ils sont la bête noire (et orange) historique de leur club de cœur, n’en tremblent que davantage à l’idée de ce match de la peur aux enjeux colossaux dans la lutte pour le maintien. Un combat qu’il s’agira peut-être bien, face à l’urgence, d’aborder comme tel, qui plus est en l’absence d’Ange Capuozzo, le seul joueur susceptible de créer des différences ballon en main depuis le début de la saison.

 

Six avants sur le banc pour hausser le niveau de combat

La bonne nouvelle ? Elle est que les Isérois sont au moins conscients de leurs problèmes, lesquels ont admis "avoir élaboré plusieurs plans de jeu" en fonction d’une météo annoncée pas franchement reluisante vendredi soir. la meilleure preuve résidant probablement dans le choix du "6-2" décidé par la staff au sujet des remplaçants... Une volonté de hausser le niveau dans le combat après la débâcle carcassonnaise, tout en demeurant fidèles au credo et à la volonté des Isérois de tenir le ballon, malgré le patent manque de confiance actuelle…

Le FCG, méthode Coué ou pas, croyant plus que jamais à la théorie du "déclic" qui lui a si bien réussi la saison dernière… Un déclic qui avait été matérialisé voilà un an par l’arrivée d’un homme providentiel, Jean-Charles Orioli, qui pourrait bien trouver cette fois son pendant au sein des lignes arrières, avec Timoci Nagusa. Certes, l’ailier international fidjien ne sera pas encore sur la feuille de match, et ne figure jamais que dans le groupe élargi. Reste que la nouvelle peut être accueillie avec le sourire, six mois après le dernier match de Nagusa avec Grenoble. Et comme le signe de lendemains chantants ? À ses coéquipiers de faire le nécessaire pour cela, avant deux grosses échéances à Montauban puis contre le leader montois à domicile...

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Nicolas ZANARDI
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