Rugby à VII - A Dubaï, les Bleues veulent enclencher les rouages

  • Anne-Cécile Ciofani (France VII) et les Bleues font figure de favorites en l'absence des championnes olympiques néo-zélandaises.
    Anne-Cécile Ciofani (France VII) et les Bleues font figure de favorites en l'absence des championnes olympiques néo-zélandaises. Icon Sport - Pierre Costabadie
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Ce week-end les féminines de France 7 aussi font leur retour en World Series. Une équipe remaniée pour nos médaillées olympiques, à moins d’un an de la Coupe du monde.

Elles ont eu droit à une bonne période de répit après avoir consacré des mois et des mois dans cette quête olympique. Le résultat argenté est évidemment très satisfaisant, mais à l’image de cette discipline, le circuit à 7 ne s’arrête jamais. Après deux tournois en France, et une participation au Super Sevens, nos médaillées retrouvent les World Series avec une équipe remaniée, portées par de jeunes joueuses qui n’ont pas pris part aux Jeux et qui ont repris l’entraînement très tôt. « On a sélectionné une équipe équilibrée, affirme l’entraîneur David Courteix, entre jeunes joueuses bien entraînées et des médaillées qui sont sur la reprise. Je suis optimiste, je sens qu’elles ont vraiment l’appétit de jouer mais il va falloir faire appelle à des ressources qu’on n’avait pas besoin d’utiliser aux Jeux. Par exemple, remplacer les automatismes et la fluidité, pas plus de hargne et d’engagement, mais c’est une bonne chose que les filles remettent le bleu de travail. » Dans une poule de 5 ou elles croiseront le fer avec l’Espagne, le Brésil, les U.S.A. et l’Australie elles tenteront d’obtenir une première place, unique moyen pour se qualifier en finale.

 

Favorites en rodage


En l’absence des championnes olympiques néo-zélandaises pour cause de contraintes sanitaires, les Bleues héritent légitimement de la pancarte de favorites. Joueuse parmi les plus talentueuses au monde, Anne-Cécile Ciofani fera sa reprise en compétition ce week-end. Elle raconte : « Après les Jeux, j’ai pris quasiment deux mois de repos. Il y a quand même eu beaucoup de sollicitations, ce n’était pas de tout repos mais c’était agréable de se raccrocher à un si bon souvenir. » Elle qui ne ressent pas encore la pression inhérente chez elles à l’approche de ces tournois, sait qu’il faudra vite redevenir performante à moins d’un an du mondial désormais. « C’est vrai que nous n’avons pas l’impression que c’est dans moins d’un an maintenant. Nous étions tellement tournées vers les Jeux… Maintenant nos coachs savent comment nous amener au plus haut niveau, et j’ai confiance en eux. » Car en effet, ces derniers se sont rapidement tournés vers l’avenir après l’aventure de Tokyo, notamment en intégrant des jeunes au projet. Ce week-end sera la première occasion pour la plupart d’entre elles de se mêler au gratin mondial, pour lancer une saison très importante.

 

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Baptiste BARBAT
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