Deysel - Burgaud : les trentenaires glorieux

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Deysel (Colomiers) et Burgaud (Vannes) seront opposés ce soir sur la pelouse de Bendichou. 

Ce sont deux figures majeures du championnat qui vont s’affronter ce vendredi lors de la très belle affiche qui oppose Colomiers et Vannes. Dans ce duel d’équipes joueuses, la première est en réussite et la seconde beaucoup moins. Mais ils vont tous les deux se reposer sur un premier centre puissant. Chez les Columérins, Johan Deysel, 30 ans, est une pièce maîtresse de l’échiquier du duo Berneau-Sarraute. Depuis 2018, il apporte toute sa puissance dans l’axe de l’attaque columérine. Sur le début de saison, on aurait pu le croire mis au défi face à une concurrence féroce à son poste. Fabien Perrin, Florian Nicot, Grégoire Maurino, Michele Campagnaro, ou même Victor Moro sont tous des clients qui postulent pour la paire de centres. Mais Johan Deysel, de retour de sélection, devrait démarrer avec le 12 dans le dos. « On travaille sur différents profils, et Jo dans son style spécifique réalise un excellent début de saison, salue Julien Sarraute. Il a été très intéressant, très dominant. »

Deux profils similaires

Son expérience internationale est unique à ce niveau. Il compte vingt-six sélections, et demeure un joueur essentiel de la Namibie, qui vient de remporter le tournoi amical de Stellenbosch. « C’est un joueur très discret et gentil, poursuit son entraîneur. C’est plutôt un taiseux malgré son rôle de capitaine avec la Namibie. Il a fait deux Coupes du monde, a connu les Sharks… » Et sur le type de joueur qu’il est tout au long de la semaine ? « Il a une intensité de travail très intéressante, il est capable de réaliser un enchaînement des tâches de très, très haut niveau. »
Mais ce n’est pas du genre à impressionner son vis-à-vis du soir. Kévin Burgaud, 34 ans dont treize à Vannes et cinq en Pro D2, en a vu d’autres : « Il y a pas mal de joueurs qui redescendent. Regardez Yann David ! C’est ce qui fait la beauté du Pro D2. Les joueurs avec des sélections, avec des CV viennent jouer. Ça fait évoluer le Pro D2 qui est un super championnat. » Le centre formé au Stade français se décrit comme un « joueur porteur qui défie pas mal ». Un profil similaire, donc au Namibien qu’il va affronter. « Souvent les équipes mettent en place des centres comme ça. On se base beaucoup là-dessus pour prendre le milieu de terrain puis mettre le jeu en place. »

D’un point de vue tactique, Kévin Burgaud (1,78 m, 102 kg) sait donc à quoi s’attendre, même s’il n’a pas étudié le cas individuel de Deysel (1,84 m, 94 kg). L’approche du RCV est plus générale : « Nous travaillons plus en global, par rapport à ce qui se fait en lancement de jeu pour défendre correctement, note le Vannetais. Et on essaie de savoir comment chaque équipe fait, ses points forts pour éviter de se faire avoir et ses points faibles pour appuyer dessus. » D’autant que le déplacement en Haute-Garonne représente beaucoup pour Vannes qui malgré son bel automne (une seule défaite en cinq matchs) demeure treizième à deux points de la zone rouge. « Nos résultats ne sont pas encore bons, déplore Kévin Burgaud. On est toujours en bas de classement et tous les points sont bons à prendre. On y va dans cette optique-là. »

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