Grenoble soulagé, mais pas encore rassuré

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    Grenoble soulagé, mais pas encore rassuré Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Incapables d’aller chercher le bonus offensif au bout d’un deuxième acte bien terne disputé à 15 contre 14, les Isérois se satisfaisaient d’avoir renoué avec la victoire, après cinq matchs sans succès.

Et Steeve Blanc-Mappaz désigna les poteaux. On jouait la 68e minute, Grenoble comptait déjà 15 points d’avance tout en ayant évolué en supériorité numérique depuis la mi-temps, et l’on comprit à cet instant que la quête d’un bonus offensif était définitivement abandonnée. Il faut dire qu’entre l’en-avant de Qadiri sans opposition en première période, l’essai refusé à Zhvania à la 60e pour un en-avant de passe d’Escande et le deux contre un mal négocié par Nagusa trente secondes plus tôt, le FCG avait déjà épuisé un nombre d’occasions d’essais considérable. Mais, tout de même, pareil choix ne faisait que souligner les doutes de son équipe, bien obligée de gagner petit face au dernier de la classe… « C’est sûr que dans les tribunes, tout le monde n’était pas d’accord avec moi, même les coachs nous poussaient à aller chercher ce point de bonus, souriait après coup Blanc-Mappaz. Je ne l’ai pas senti comme ça, parce que je trouvais que notre équipe était un peu fatiguée et que les Narbonnais avaient fait un bon coaching. Ça a été mon choix, celui d’assurer la victoire. » « Les gens pourront toujours en parler, faire des raisonnements, mais ne comptez pas sur moi pour dire que c’était un mauvais choix, prolongeait l’entraîneur des avants Arnaud Héguy. Au contraire, les joueurs ont fait un choix sur le terrain. On l’assume tous ensemble, derrière. »

Un dernier choix compris et assumé

Cela d’autant plus que, même du point de vue des adversaires, la décision des Isérois semblait compréhensible… « Dans leur situation, j’aurais probablement effectué le même choix, assurait l’entraîneur narbonnais Sébastien Logerot. Les deux clubs sont dans des situations où il est d’abord impérieux d’assurer des victoires, et logique de ne pas privilégier la recherche d’un bonus offensif. Ils nous ont respectés et joué un match sérieux. » Sérieux ? À l’évidence, malgré cette trouille de mal faire qui aurait pu paralyser. « Nous n’avions pas peur, glissait le deuxième ligne du FCG José Madeira. En revanche, il y avait une grosse pression sur nous. Mais parfois, on a besoin de cette bonne pression pour aller chercher le meilleur au fond de nous-mêmes, comme sur cette action juste avant la mi-temps. »

Nagusa, le vrai bonus offensif

Une référence, évidemment, à cet essai de Sarragallet assorti d’un carton rouge contre Nouhaillaguet (lire en page 13) qui fut évidemment le tournant d’une rencontre que les Grenoblois auront au moins maîtrisée, à défaut de l’emballer. « On se doutait qu’après le carton rouge, l’arbitre allait nous surveiller d’un peu plus près et qu’il s’agissait d’être très discipliné, défendait Blanc-Mappaz. C’est vrai qu’on a moins pris le jeu à notre compte en deuxième mi-temps, mais ce n’était pas du tout la consigne." "Même en ayant réalisé un match plus abouti, il y aurait toujours eu à redire, tempérait Héguy. Mais l’essentiel, après cinq matchs sans victoire, c’était de gagner. »

Le « vrai » bonus remporté par les Isérois se trouvant probablement dans le fait d’avoir enfin vu rejouer Timoci Nagusa, qui a prouvé sur quelques ballons qu’il était bel et bien prêt physiquement, et pourrait bien incarner ce facteur X qui manque tant depuis le début de la saison…

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Nicolas ZANARDI
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