Usap : un espoir de maintien qui prend de l'ampleur

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L'Usap a empoché un quatrième succès grâce à un final tonitruant. Le promu continue de fourbir ses armes et se pose en candidat plus que crédible au maintien.

« Les cinq dernières minutes ont été les plus belles de notre petite histoire en Top 14. » Samedi, Aimé-Giral a battu son record de décibels et d’intensité émotionnelle de la saison - et sûrement plus - quand Alan Brazo s’est arraché pour inscrire l’essai de la délivrance. Sur le fond comme sur la forme, cette réalisation, résultat d’une abnégation et d’une application remarquables, restera un moment fort dans la saison des Catalans.

« C'est la mentalité que j'aime, celle de se dire qu'il faut marquer un essai en mettant Clermont sous pression et pas en tapant des chandelles, apprécie Patrick Arlettaz. J'ai vu quinze mecs tous d'accord avec ça, il n'y en a pas un qui a hésité, ils ont tous plongé dedans. De manière rêveuse, je pense que c'est ainsi que l’on force son destin. » Cette fin de partie à suspense a offert aux 12 231 spectateurs et à tout un groupe une joie rare. Mais elle a aussi et surtout renforcé leur espoir : celui de rester en Top 14. À l’approche de la mi-championnat, jamais il n’a paru si solide, si crédible. « J’avais dit aux joueurs qu'après avoir battu Toulon et La Rochelle, un succès contre Clermont n'assurerait rien pour notre objectif mais nous rendrait légitimes. Quand vous montez de Pro D2, vous ne savez pas si vous allez être en mesure de lutter dans ce championnat où le rythme et les effectifs sont exceptionnels. Je ne dis pas que les gars ne pensaient pas y arriver. Mais maintenant, on sait que l’on peut le faire. »

Des facteurs X se révèlent

Dans cette bataille au long cours du maintien, l’Usap se découvre de plus en plus d’armes. La densité de son effectif, avec quarante-six joueurs déjà utilisés, génère une émulation des plus précieuses. Sur les deux derniers mois, tout le monde a élevé son niveau : les recrues montent en puissance, à l'image des Tadjer, Cavubati, Tedder, et les cadres ont majoritairement réussi à passer le cap de l’élite. Samedi, cette effervescence s’est traduite par un apport décisif du banc. « Les titulaires ont tous été bons et les remplaçants ont été très bons », loue le manager. Alan Brazo, Lucas Velarte ou encore George Tilsley méritent pleinement le nom de finisseurs, si cher au sélectionneur national, pour avoir permis à l’équipe d’accélérer dans le dernier quart d’heure. De cette dynamique collective émergent progressivement des facteurs X, des joueurs capables de changer le cours d’un match en un éclair ou en un tour de magie. Melvyn Jaminet n’est plus seul.

Shahn Eru, auteur d’une entrée détonante, appartient aussi à cette caste. Le deuxième ligne est en train de rappeler à tout le monde pourquoi le vestiaire l’avait affublé du surnom de Nakarawa catalan. À l’aile, Alivereti Duguivalu, intenable samedi, est enfin en train de révéler son potentiel et de s’imposer comme une arme de destruction massive. Devant, Genesis Mamea Lemalu est enfin devenu le fer de lance attendu en numéro 8. « Il nous manque un ou deux joueurs exceptionnels de temps en temps », évoquait d'ailleurs Patrick Arlettaz, vendredi. Samedi, plusieurs de ses protégés se sont sublimés pour étourdir Clermont. L'Usap n'a peut-être pas fini de surprendre son monde.

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