À l'Arena, les Galactiques étaient en bordeaux

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Publié le , mis à jour

Après un premier acte décevant, l’UBB a réalisé un festival de jeu de trois-quarts pour s’adjuger un nouveau succès dans le « 92 ».

Habitués de l’Arena ou simples amoureux de rugby, réservez déjà vos billets pour l’année prochaine : les affiches entre le Racing 92 et Bordeaux-Bègles donnent à chaque fois lieu à de formidables divertissements. Les deux dernières confrontations avaient vu les Girondins l’emporter au bout du suspense, 32-33 et 30-34. Ce nouveau duel a encore été plus riche en rebondissements et en spectacle.

Dans cet insaisissable scénario, Christophe Urios n’a pas dû apprécier le premier volet. Le « mois de vérité » annoncé par le manager avait débuté de la pire de manière pour ses joueurs. « Il y a beaucoup trop d’erreurs sur le plan technique et trop d’erreurs défensives », résumait Frédéric Charrier au micro de Canal +. Les statistiques se montraient accablantes pour les visiteurs avec seulement 51 % de réussite aux plaquages après une demi-heure de jeu (24/49). Dans ces conditions, face à des attaquants tels que les Vakatawa, Taofifenua et Thomas, ça ne pouvait pas pardonner. Des transmissions hasardeuses, un jeu au pied trop imprécis, à l’image des deux touches directes « trouvées » par François Trinh-Duc, et une fébrilité rageante dans les zones de marque – avec une faute de Cameron Woki (34e) et un en-avant de Lucu sur la ligne (40e) – terminaient de noircir le tableau des Bordelais avant la pause.

Lam - Cordero, diabolique duo

Sur ces quarante premières minutes, les troupes de Christophe Urios avaient paradoxalement réussi l’exploit de rester dans la partie en dépit de tous leurs errements. Avec seulement huit points de retard, l’espoir d’un renversement de situation était encore permis. Au retour des vestiaires, changement radical de décor : les Bordelais se sont approprié le ballon et ont placé une accélération foudroyante, rappelant à tout le monde pourquoi ils sont la deuxième meilleure équipe du championnat. Au-delà de son chef d’orchestre Mathieu Jalibert, au repos pour l’occasion, l’UBB possède des talents divers et variés au sein de ses lignes arrière. Sur le synthétique du Racing 92, ses trois-quarts s’en sont donné à cœur joie : Romain Buros a laissé libre cours à ses cannes de feu, Santiago Cordero, avec ses appuis diaboliques, a claqué un triplé tonitruant, Yoram Moefana et Ulupano Seuteni ont signé des fulgurances dignes des plus grands et Ben Lam, l’élément déclencheur, a tout renversé sur son passage. Les Galactiques n’étaient pas en ciel et blanc, dimanche.

Avec trente-quatre essais au compteur, Bordeaux-Bègles possède désormais l’attaque la plus efficace de l’Hexagone. Les lignes arrière girondines arrivent lancées à toute vitesse sur un double défi quatre étoiles : Toulouse, champion de France, et Leicester, leader invaincu de Premiership, vont successivement se présenter à Chaban-Delmas. La bande à Jalibert les attend de pied ferme.

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